08 mai 2008
Pour le titre
Enfin cette petite maison d’édition édite de nouveaux
titres. De plus ce titre ‘1275 Ares’ me fait irrésistiblement penser à un livre
que je viens de lire (1280 âmes).
Mais il n’y a aucun lien entre les deux, si ce n’est ce jeu de mots… Néanmoins ce roman est un bon cru ! Un homme nous relate sa chute, en premier lieu, la séparation avec sa femme. Après un séjour dans un hôtel, il sera hébergé par un copain.
Le livre est un « page-turner », l’auteur nous tient par le procédé du » vous allez voir ce qui va arriver ».
C’est bien maitrisé, mais il aurait fallu une fin plus surprenante !
Le titre ne fait pas le livre
1275 ares, Pascale Fonteneau, Suite Noire
06 mai 2008
Ô rage Ô déspoir
Voilà un titre bien dans l’actualité ! Une enquête
policière suite à un meurtre, puis deux ! … En ce beau mois de mai !
A Lille aussi, la chienlit sévissait.
La situation politique et sociale est très bien décrite avec plusieurs points de vue : celui du gardien du collège, celui des étudiants, et ceux du Commissaire et de l’enquêteur. Les slogans moins connu : «ne prenez plus l’ascenseur, prenez le pouvoir », tout un programme…
Au début du livre, il y a également une belle pub pour un livre « le droit à la paresse » de Paul Lafargue. Un livre que j’ai adoré… il y a une vingtaine d’année ! Il préconisait de travailler deux heures par jour ! Politiquement incorrect isn’t it ?!
Mais après une lecture d’une centaine de pages, l’ennui ! Pas d’histoire, pas de dialogues ou de personnalités attirantes !
Passons à autre choses ! Mai 68 mérite mieux !
Sous les pavés l'orage, Philippe Delepierre, Liana Levi
04 mai 2008
Polar SF et Informatique
Logicielle est une enquêtrice à la pointe de la technologie,
son prénom, Laure-Gisèle, a donné son pseudo.
L’enquête a lieu à la fois dans le présent et dans le futur. Le futur est introduit à cause du logiciel mis au point par des industriels pour faire un voyage virtuel dans un siècle, afin de vérifier l’état de la planète… Pour nos industriels, c’est la promesse d’investir dans des domaines utiles et de saisir des opportunités.
Mais les écolos sont là pour essayer de démontrer aux décideurs que nous allons dans le mur !
Une bonne intrigue avec plusieurs niveaux d’intrigues et de nombreux thèmes. Je lis toujours avec plaisir les livres de Christian Grenier.
Cinq degrés de trop, Christian Grenier, Rageot
25 avril 2008
Horreur ! comment faire confiance à une femme ?
Dominique, la femme, travaille dans une agence de pub et
s’éclate dans son travail. Son mari, lui, vit une période difficile. Dans son
travail, on ne parle que de licenciements, charrettes, délocalisations… Un soir,
en ouvrant l’ordinateur, elle tombe sur la messagerie de son mari ! Elle
l’ouvre ! Et elle lit le courrier…
Un, particulièrement, émanant de « camarades-de-classes.com ». Mais
elle ne s’arrête pas là, la bougresse !! Elle usurpe l’identité de son
mari et va ainsi apprendre beaucoup de choses sur le passé de celui-ci. Un
scandale !
Daeninckx, à partir de cette petite malhonnêteté, un simple fait divers, va explorer notre époque et son passé.
Le présent, c’est la peur du chômage pour le salarié, le chômeur qui n’attend plus rien seulement le moment où il sera sdf.
Le passé, ce sont les courriels et le retour à l’enfance : les 30 glorieuses et la vie insouciante des enfants.
L’écriture est adaptée à la vie présente, pas de langage MSN… Mais il saute sans arrêt d’un point de vue à un autre. Et c’est le défaut de ce livre sa construction.
Le côté positif, c’est une image de notre époque et de sa réalité sociale. Là, Daeninckx est très à l’aise.
Un petit livre sans prétention , un agréable moment de lecture … ah , j’oubliais la chute de l’histoire est prévisible, sauf la dernière page !
L'avis de Nanou
Camarades de classes, Didier Daeninckx, Gallimard
22 avril 2008
Un Classique
Ce très court roman est un livre pour LCA. Et vous êtes
nombreux sur les blogs à l’encenser. Dernièrement Jules et Emeraude me l’ont
encore chaudement recommandé. Je me suis donc décidé à sauter le pas.
C’est un roman épistolaire entre une lectrice exigeante et un libraire pointu. La lectrice vit aux USA et elle est tout le temps à la recherche de livre introuvable... Pour cela, elle les commande à cette librairie anglaise. Une librairie comme il en reste peu. Des livres anciens et nouveaux : la recherche des livres étant une de ses spécialités.
Ces lettres commencent par une simple commande et sa livraison et puis c’est au tour d’une autre commande et encore d’une autre livraison… La narration aurait pu en rester là, mais une véritable relation nait entre ces libraires et cette femme. Là c’est la magie de ce livre.
La femme se livre et c’est un quotidien américain que l’on entrevoit. Le libéralisme avec son horreur mais aussi le rêve américain.
Les libraires aussi se dévoilent : l’Angleterre d’après guerre et ses pénuries.
Un livre que tout LCA adorera car je pense que nous nous identifions à cette femme dans nos recherches parfois désespérées de certains livres.
84, Charring cross road, Helene Hanff, Autrement
20 avril 2008
Mais où sont mes livres ???
Voilà mon couloir bibliothèque ce matin !
Mais rapidement je les retrouve dans la chambre de mon fils. Une chance il n'est pas là !
Maintenant les travaux sont terminés, reste à ranger...
16 avril 2008
Black panthers à Yale
Cinquième volume de cette série, et c’est toujours le même
enchantement.
La série : un enfant noir est témoin de l’assassinat de Martin Luther King. La police le recherche car il ne faut pas qu’il puisse témoigner. Smokey Dalton, un privé, se charge de sauver cet enfant et ils se sauvent tous deux à travers les USA.
Après plusieurs enquêtes à Chicago, il est chargé d’aller à l’université de Yale retrouver un jeune étudiant disparu depuis six mois. Etant majeur, l’administration n’est pas tenu de prévenir sa mère. Smokey qui ne peut pas s’occuper de « son » enfant et de l’enquête décide d’emmener un jeune adulte pour l’aider. C’est ce trio qui va aller à la recherche de cet enfant du ghetto perdu dans le monde des blancs.
Aux USA, une partie de la jeunesse se révolte contre … nous sommes en 69 ! Smokey a déjà rencontré ce jeune l’année dernière, lors d’une manifestation à Chicago. Aurait-il été approché par les Black Panthers ?
Une lecture agréable : ce polar est un bon descriptif de ces temps troubles, de la montée du terrorisme, comme l’est la sensibilité dans la description des personnages.
Seul hiatus dans celui-ci j’ai eut du mal à comprendre comment la police n’arrête pas notre enquêteur, tout au moins pour un interrogatoire !
J’ai lu ce livre dès ma sortie du salon du livre et une question s’est immédiatement posée, avec un Ebook, j’aurai pu suivre sur une carte le trajet en voiture de Chicago à New Haven ! Car je ne connais rien à la géographie américaine. Indéniablement un atout pour la modernité…
Que la guerre soit avec nous, Kris Nelscott, L'Aube Noire
15 avril 2008
Pour le fun
Parfois les libraires changent de place les rayons des
livres, le but est de nous perdre et de nous montrer d’autres livres... Et cela
marche ! En principe, le rayon porno ne m’attire pas, mais là, mon regard
à été intrigué par la couverture… Le dessin m’interpellait : du déjà vu.
Effectivement, car il s’agit de Philippe
Bertrand.
Un dessinateur jeunesse dans ce rayon, « y-a plus de valeur ma brave dame ! ». Mais en fait, c’est faux, il n’en est pas à son coups d’essai. En BD, il avait publié de superbes albums (Linda aime l’art), un superbe graphisme pour un scénario assez faible…
Je pris donc ce livre, et je viens de le lire… L’histoire : un cambriolage qui tourne mal. évidement chaque action de ce récit se termine par une scène sexuelle, sans originalité ! Mais c’est bien écrit et riche en vocabulaire grivois ! C’est la première bonne surprise de ce livre.
La seconde étant les dessins qui illustrent ce récit. Là c’est un dessin sobre mais cru ! Splendide !
13 avril 2008
Confusion nordique
Le cinquième volume de cette saga nous décrit la période de
1960 à 1980. Ce volume commence par quatorze arbres généalogiques des familles
suivies dans cette saga… C’est, vous
l’avez compris, le gros défaut de cette fin de saga, l’éparpillement !
Comment voulez vous que je me souvienne des frères, sœurs, cousins, cousines déjà cités dans un précédent volume, lu il y a six mois ?! Avec cette surabondance de personnages, le lecteurs a le choix entre se référer sans arrêt aux arbres du début de volumes, soit avoir une excellente mémoire, soit sauter ces informations et passer probablement à côté de certains détails. C’est cette dernière solution que j’ai adopté.
Car le récit de chaque tranche de vie est parfois intéressant, parfois ennuyeux. Mais le projet de revisiter ce siècle, lui, reste captivant. La mort de Kennedy, le premier pas sur la Lune, la reprise en main de la Tchécoslovaquie ( !?), tous ces évènements sont distillés, il en ressort un livre qui me laisse un gout mitigé. Passionnant mais parfois fade.
Le roman de Bergen, Le crépuscule, tome 5, Gunnar Staalesen, Gaïa
07 avril 2008
A la demande de Joelle
Les règles :
- Vous recevez le tag et vous y répondez sur le champ
- Répondre
aux questions
- Taguer 6 personnes à votre tour
Et donc, maintenant voici la partie tant attendue ... les réponses et les
grandes révélations :)
Je vais vous parler de
mes premiers ...
- Job : Archiviste dans une grande banque, 2
mois d’été. Pas de soleil mais des néons ! Un chef en blouse blanche se
promenant fièrement avec sa médaille du travail ! Quelle rigolade dans son
dos ! et l’angoisse à la fin du mois de toucher sa paye en espèce !
métro + train à 18 ans, seul, avec l’équivalent de 1 000 euros en billets !
- Voiture : Une fiat 127 rouge avec la souris. Pas
de souvenir particulier de ce tas de ferraille sur pneus.
- Page de scrap/Page Web : ici c’est ma première.
- Voyage : avec mes parents, j’avais 14 ans, nous sommes allés en Pologne ! visite dans la famille presque tous les jours, des inconnus parlant une langue inconnue. Première vision de la vie de l’autre côté du mur ! le douanier polonais qui ne regarde rien ! « si les allemands n’ont rien trouvé, pourquoi chercher ? » précisons que les allemands étaient très consciencieux, 1 heure, avec fouille de la voiture. Visite d’Auschwitz, assez traumatisant pour un ado. Visites dans la famille à Wroclaw et Yaroslaw (300 kilomètres) mais le même appartement, le même agencement des pièces. Mais surtout la 3ème place de la Pologne lors de la coupe du monde en Allemagne !
- Baiser : je m’en souviens
plus, trop loin… et je préfère penser au prochain. Donc je vous laisse, je vais de ce pas rejoindre ma souris...
Maintenant, si vous n’avez pas été encore tagué c’est à votre tour !




