02 juillet 2009
Love story interdite
J’ai tout de suite été capté par la beauté de la langue de ce roman.
Le ton employé et la personnalité de la narratrice m’ont également convaincu.
Pourtant le sujet devrait épouvanter le lecteur. Un adulte aimant un enfant, c’est de la pédophilie, mais quand l’enfant à 15 ans, le regard est un peu différent.
Ce roman est un patchwork de sensations, d’épisodes de la vie de cette femme. Ces petites touches donnent le ton, expliquent sa solitude…
Cette femme nous raconte son enfance, sa vie de jeune femme. Sa grande désillusion quand son grand amour s’éprend d’une autre. Il en résultera cet isolement propice à son métier de vétérinaire de campagne.
La rencontre avec le vétérinaire dont elle reprend le cabinet est également une très belle rencontre.
Tout en comprenant cette femme, sans acquiescer, l’auteure a très pudiquement écrit un très beau roman.
Comme toujours, les avis sont très contrastés et donnent ainsi un magnifique panel d’avis.
Sylire a eu une lecture très proche de la mienne.
Vanessa insiste sur l ‘absence de la mère et le retour à la terre.
Il a manqué un je ne sais quoi à Papillon pour être enchantée.
Lily un lu très beau roman, amer et doux tout à la fois, serein et bouleversé, tout en pudeur.
Un roman agréable à lire, une histoire qui a émue Kathel, une belle découverte.
Pour Fashion il n'y a pas là de quoi fouetter un chat.
Cathulu reproche à l’auteure de rester à la surface, de ne pas s'impliquer dans ce qu'elle écrit, pas désagréable à lire mais cela reste léger.
Il y avait matière, mais l’auteure a survolé le sujet, c’est la raison de l’avis très négatif de Caroline.
Calepin est resté insensible au charme de ce roman.
Clarabel, la première à le lire, a trouvé le roman beau et plein de sensibilité, mais avait préféré son premier roman.
Sa lecture a laissé Anne un tantinet insatisfaite.
Malice a trouvé une grande sensualité à ce beau roman.
Celles et ceux que j’ai oubliés voudront bien m’excuser, je peux toujours rajouter un lien si vous le désirez.
Les mains nues, Simonetta Greggio, Stock
30 juin 2009
Au coeur de la Sibérie
Il ne s’agit pas d’un roman, mais d’un document : la suite de « Ermites dans la taïga ».
Vous n’êtes pas sans ignorer le schisme violent que la Russie vécu il ya 350 ans, quand Nikon et Avvakoum se déchirèrent pour une réforme de la liturgie ?! Les réformistes voulaient se signer avec deux doigts au lieu de trois et il convenait de doubler l’alléluia au lieu de le tripler ainsi que de ne plus se prosterner à terre ! Une saint Barthélemy à la russe ! Et n’y voyez pas ma mauvaise foi habituelle dès lors qu’approche le thème de la religion, quelle qu’elle soit… Ce qui a l’air de constituer des broutilles est malheureusement vrai, et, pour ces détails, ils se sont entre-tués !
Les vieux croyants se sont exilés en Sibérie. Ils y vécurent en respectant leur foi jusqu’à l’arrivée du communisme. Et leur foi les entraina au fin fond de la Taïga.
C’est le hasard qui voulu que l’auteur les y rencontre. Une famille y vivait, esseulée, sans aucun contact avec le siècle.
Dans son premier livre, c’est cette rencontre qui nous était narrée. La suite est dans cet opus : la survie d’Agafia, et les contacts avec notre monde.
Un récit ethnologique avec une famille chrétienne, vivant en auto suffisance au fin fond de la forêt sibérienne. Pour eux, nous vivons en l’an 7517 après la création d’Adam ! La bible et les livres saints sont leurs seules lectures, des livres qui ont 300 ans, lu relus sans interruption depuis ! (pas de PAL pour eux)
Un livre moins passionnant que le premier, mais émouvant et question dépaysement…
Des nouvelles d'Agafia, Vassili Peskov, Actes Sud
27 juin 2009
1 000 Livres
Le choix fut difficile ! mais c'est fait, nous avons acheté notre première voiture neuve !
Elle vaut l'équivalent de 1000 livres ! je n'ai pourtant pas de remords ... quoiqueuuu
24 juin 2009
Trop british, cip of tee...
Une nouvelle série commence qui se situe en Angleterre, pendant l’entre deux guerres. Josephine Tey est une jeune femme, auteure à succès de pièces de théâtre. Son meilleur ami est l’inspecteur Archie Penrose de Scotland Yard.
Cette première affaire se déroule dans son univers à elle : le théâtre. Revenant d’Ecosse par le train, elle rencontre une jeune femme. Elles vont sympathiser pendant le trajet. A l’arrivée, elles partent chacune de leur côté, se promettant de se revoir.
Pour l’une ce sera la mort… Cette jeune femme était modiste, elle créait des chapeaux. L’enquête peut commencer…
Le début fort prometteur, n’est malheureusement pas poursuivit par une enquête brillante. C’est bien écrit, la résolution de l’énigme est fondée sur une bonne logique. Mais cela manque d’humour, c’est à mon goût ennuyeux et lent…
Une série à ne pas continuer
Crimes à l'affiche, Nicola Upson, 10/18
21 juin 2009
Encore un TAG
Encore un Tag!
Anne et Val , ces vilaines filles ne m’ont fait parvenir ce Tag que par vengeance ! Je ne ferais aucun commentaire déplaisant sur leur état d’esprit….
Je vais tout de même répondre à leur TAG, par gentillesse, MOI !!
LOL
Ecrire huit souhaits - Dire à quoi font penser les dix mots donnés - Dire un mot sur sa tagueuse - Taguer huit personnes et les prévenir.
Mes huit souhaits, sans ordre de préférence :
1. Que la seule arme sur terre soit l’humour.
2. N’avoir aucun contact avec le monde médical. (celui-là c’est number one, Note de La Souris !)
3. Ecrire mes commentaires, d’un premier jet sans fautes.
4. Ne plus passer deux heures dans les transports tous les jours.
5. Comprendre tous les boutons d’un réflex.
6. Comprendre l’anglais fluently.
7. Trouver une bibliothèque extensible dans un espace restreint.
8. Le respect de l’animal et de ses poils.
Les dix mots :
Message : Relation
Blog : contact
Prix : gratuité
Croix : point de….
Scrap : décor
Création : imaginaire
Bonheur : home sweet home
Vie : présent
Enfant : avenir
Passion : livre
Mes Tagueuses:
Anne, bloggeuse revancharde (je plains son mari) mais si sympathique que je la retrouverai avec plaisir pendant mes vacances.
Val, une bloggeuse qui se venge ! Son blog tout neuf commence à prendre une jolie âme.
Je ne taguerai qu’une seule bloggeuse, Jules ! Elle n’y verra n’y vengeance, ni revanche mais la fin d’une bouderie dans la bonne humeur…
19 juin 2009
Recherche Historique
Une enquête étonnante est au cœur de ce livre, passionnant, que j’ai lu d’une traite tant cette recherche est riche et l’intrigue improbable et multiple.
L’action se situe au Québec. De nos jours, une femme rachète la maison de famille. Voulant lui redonner son aspect passé, elle se lance dans des travaux. Elle trouve par hasard un coffre. Celui-ci contient des… manuscrits.
Ces manuscrits sont le récit de la vie d’une femme. Ils datent du XVIIème siècle et ont été écrits à Amsterdam.
Pourquoi ces récits sont-ils là ? Quel rapport avec sa famille ? Et elle, aujourd’hui, qu’est devenu sa vie ? Quel lien avec son collègue ?
Ensemble, ils vont traduire ces manuscrits. C’est le second volet de ce livre, cette femme du XVIIème qui raconte sa vie et ses péripéties. Elle s’est toujours déguisée en homme pour avoir accès au savoir et à sa passion pour la philosophie. Elle écrit aussi, pour que sa pensée ne soit pas censurée.
Une vie de combat pour savoir.
Un final éblouissant.
Un beau livre ! Une lecture riche et enrichissante !
Bénédicte sous enquête, Andrée Ferretti, VLB Editeur
16 juin 2009
Quelle idée a eue l'auteure
Une femme nous raconte l’histoire de Ferdinand : l’homme barbelé. Son enfance, ses parents puis sa vie d’adulte sont décrits brièvement. Le principal morceau étant ses guerres. Il a vécu les deux guerres du XXème siècle.
Pour mener son enquête, elle interroge ses enfants et les documents militaires : l’histoire de sa compagnie pour la 1ère guerre et l’histoire du camp de concentration de Mauthausen.
Par petites touches, passant d’une guerre à l’autre, d’un témoin à un autre, elle nous distille ce qu’elle a pu trouvé. Rien ...
C’est tout le problème de ce livre… Il n’a rien à raconter ! Pas d’écrit, pas d’interview de Ferdinand, donc elle ne peut que nous relater une histoire évènementielle de sa vie. Ce qu’il en pense, ce qu’il ressent, nul ne le sait...
Une histoire du vide ? Alors, c’est peut-être l’histoire de cette recherche ? Même pas…
Je n’ai pas compris le pourquoi de ce roman ! Ni son intérêt !
Ce livre est une sélection du prix Landerneau ; qu’en pensent les autres bloggeurs ?
Caroline a abandonné au bout de 150 pages…
Cathulu l’a trouvé fort et puissant par le style narratif et le souci du détail.
Fashion vous conseille de lire les 116 premières pages.
Papillon l’a trouvé ennuyeux, déplaisant et sans intérêt.
Chris y a vu une belle fresque bien documentée.
Clarabel n’a pas été emballé et n’a pas trouvé de réponses à ses questions : pourquoi est-ce un tyran domestique ?
Kathel est enthousiaste par ce saisissant premier roman.
Sylire a sauté des pages tellement elle avait hâte de finir.
Lily a lu un très beau roman, âpre et dur
Les avis sont contrastés, à vous de vous faire votre avis. Peut-être?
L'homme barbelé, Béatrice Fontanel, Grasset
14 juin 2009
La beauté de la l'écriture
Il y a très longtemps que je n’avais pas lu du Sade, le divin marquis et sa sulfureuse renommée.
Je dois cette lecture à l’éditeur : André Versaille Editeur, qui m’a fort gentiment proposé un de leurs titres
Très classiquement, l’histoire est celle de Mlle Florville et de ses infortunes. Avant d’épouser Mr de Couval, elle préfère lui avouer toutes ses fautes. Elle ne veut pas qu’il apprenne celles-ci après.
Car Mlle Florville a une très haute estime des valeurs morales…
Je retrouve bien là le machiavélisme de Sade ! Toujours la pauvre orpheline, jolie, prude, croyante, se retrouvant face au pire...
Ce roman fait partie de ses romans non pornographique, mais quels horreurs tout de même.
Reste chez cette auteur La beauté de l’écriture !
Florville et Courval, Le Marquis de Sade, André Versaille
12 juin 2009
Désuet
Un petit livre dans une nouvelle collection… un nouvel éditeur… mon œil fut attiré !
La réédition de ce livre du XIXème siècle, un titre attirant, mais au final une lecture poussive. Une introduction très longue pour une présentation des personnages. Une action brève, vous me direz que pour tuer il ne faut pas particulièrement beaucoup de temps…
La lecture est agréable, mais j’ai été très déçu par la faiblesse du scénario, le manque d’intrigue et l’absence de rebondissement !
Toutefois c’est bien écrit, et lire un livre du XIXème est toujours agréable avec ses valeurs désuètes qui en font le charme.
PS : alors que ce commentaire attendait sa mise en ligne, l’éditeur m’a contacté, pour m'offrir un livre !
07 juin 2009
un peu déçu
Quatrième enquête pour le duo Rheinhardt-Libermann et c’est un plaisir de les retrouver ainsi que l’ambiance de Vienne au début du XXème siècle.
Un golem aurait-il été créé ? Cela expliquerait une série de meurtre particulièrement horrible… tête arrachée ! Un golem est un être fabriqué avec de la glaise et beaucoup de magie juive ! Nos enquêteurs cherchent une autre explication… aller savoir pourquoi ??
Mais c’est la montée de l’antisémitisme qui est la toile de fond de ce nouvel opus. Avec une succession de très courts chapitres, permettant de multiplier les actions et les intervenants. J’avoue avoir été moins séduit par cette enquête. Trop de chapitres à mon goût inutile et un manque d’humour font de cette enquête un roman que l’on lit avec plaisir mais sans la passion des précédents.
Les pièges du crépuscule, Frank Tallis, 10/18
04 juin 2009
And the Winner is
Le prix Landerneau a été attribué hier soir à Jérôme Ferrari pour son roman « Un dieu un animal »
Nous étions quelques bloggeurs invités à la remise du prix. Il y avait Caroline, Chiffonnette, Emeraude, Fashion, Lily, Papillon, Stéphanie et Vanessa.
Pour certains nous nous connaissions et pour d’autres ce fut une première, avec toujours la joie de mettre un visage et un nom sur un pseudo. Se rencontrer dans un cadre superbe, voir la photo chez Lily, est encore plus magique.
Et nous ne devons ce plaisir à ce prix qui s’incarne pour nous en la personne d’Elodie ! (Je ne mets pas de qualificatif, sinon elle va rougir !)
Alors tout simplement, merci Elodie !
Concernant le prix en lui même, je ne vous cache pas ma déception... Je n’ai pour le moment lu que deux des livres de la sélection : « L’attente du soir » qui est un énorme coup de cœur, et celui du lauréat, « un dieu un animal ». Pour ma part, le choix n’allait pas à ce petit livre (110 pages).
Car ce roman est, à mon sens, d’une rare noirceur, et le jeune homme dont il est question, ne doit connaître que l’horreur de ce monde ! Je n’ai donc jamais ressenti quelque chose pour lui. Mais ce qui m’a le plus déplu, c’est le procédé littéraire retenu. Un narrateur parle à ce jeune homme lui adressant la parole avec un « tu ». Un « tu » qui devient lancinant, un « tu » qui m’a gâché le plaisir de la lecture. Car malgré un commentaire (légèrement critique je l’avoue), cet auteur à une très belle plume (peut on dire un beau clavier).
Son roman est extrêmement bien écrit, les phrases sont très belles, mais je n’ai pas accroché pour autant. Cela n’a pas suffit çà m’embarquer dans son sillage, dommage !
Nous avons donc croisé l’auteur, heureux de son prix, dont vous pouvez voir la photo chez Papillon. Il m’est apparu plein d’humour, dans ce moment où sa modestie en prenait un coup...
Promis, je lirai votre prochain livre (s’il n’y a pas de « tu ») ☺
Un dieu un animmal, Jérôme Ferrari, Actes Sud
02 juin 2009
Sauvée par le ...TAG
Merci à Constance de m'avoir tagué et de me trouver une occupation pour ce lundi férié !
-Plutôt corne ou marque-page ?
Marque-page, toujours, j’en ai une série dans une boite . elle reste à côté de ma PAL, normal !
- As-tu déjà reçu un livre en cadeau ?
C’est même le seul cadeau que je reçois, tout le monde sait que le sourire sera toujours en réponse, ou presque …
- As-tu déjà pensé à écrire un livre ?
Non. Déjà écrire ces lignes … alors un livre.
- Lis-tu dans ton bain ?
Je ne prends jamais de bains, nous n’avons pas de baignoire !
- As-tu un livre culte ?
Le prochain.
- Aimes-tu relire ?
J’aimerai mais j’ai déjà pas le temps de lire ma PAL, alors…
- Que penses-tu des séries en plusieurs tomes ?
J’ai les séries en horreur, comme tu t’en doute ! le plaisir de retrouver un personnage, ces rapports avec sa famille, ses collègues… très peu pour moi. LOL
- Rencontrer ou pas les auteurs de livres qu'on a aimé ?
Quand je vois leur tête dans les salons, je les plains ! obliger de répondre à ces inconnus, posant tous les mêmes questions, non très peu pour moi.
Aller au resto, au café et prendre le temps, alors pourquoi pas.
- Comment choisis-tu tes livres ?
En fonction de la couverture, de la série, de l’opinion des bloggeurs… c’est selon le moment.
- Une lecture inavouable ?
Le blog de Constance !
Et le magazine Elle, qu’il m’arrive de piquer à ma Souris, pour les 50 premières pages , et ces pages lectures, souvent j’y trouve de bonnes idées.
- Un livre idéal pour toi ce serait ?
Le prochain
- Aimes-tu parler de tes lectures ?
Pourquoi ne pas parler d’un plaisir ?
- Des endroits préférés pour lire ?
Il n’y en a pas. Je lis partout, et c’est peut-être surprennant mais c’est à la maison que je lis peu, ou pas assez. J’y passe trop de temps sur l’ordi.
- Télé, Jeux vidéo ou livres ?
Jeux à la maison, Livres dans les transports et la télé en bruit de fond !
- Lire en musique ou en silence ?
A la maison c’est dans le silence, dans les transports aussi. Mais à la maison il peut y avoir du jazz ou du classique.
- Lire par dessus l'épaule ?
Toujours à essayer de connaître le livre qu’une personne lit à côté de moi dans les transports. C’est presque un jeu.
- Lire un livre électronique ?
Caro(line) a fait l’essai et il semble qu’elle l’ai rangé.
- Livres empruntés ou livres achetés ?
Je peu me permettre le luxe de les acheter, alors pourquoi se priver. Mon budget alccol étant nul ou presque, c’est un choix. LOL
- Quel est le livre que tu lis actuellement et quel sera le prochain ?
Je lis « la mer » de Ogawa, en livre de chevet, et dans les transports « la ferme du crime » de Schenkel
- As-tu déjà abandonné la lecture d'un livre ?
Si je m’ennuis, je n’hésite pas à abandonner. Car je sais que j’en ai d’autres qui attendent.
- Quel est le premier livre que tu as adooooooré d'amour ?
Les BD, Tintin et Astérix, les six compagnons.
Je vais transmettre ce tag à Jules la future maman, à Anne pour son retour plein d’iode et à Val dont je viens de découvrir le blog
01 juin 2009
Survivre au cauchemar
Chez cet éditeur il y a de vrais petits trésors de lectures... Et ce livre en est un parfait exemple !
Quinze ans plus tôt, leurs vies ont basculées. Raffaello a tué la femme et le fils de Silvano. Lors d’un vol de bijouterie, tout se passe mal et Raffaello a un mauvais réflexe, il tire : deux morts. Après quinze ans de prisons, une seconde condamnation lui tombe dessus : le cancer. Là, pas d’appel possible, pas de remise de peine, les médecins sont formels c’est deux ans maximum !
Profitant de la loi italienne, Raffaello va demander une remise en liberté anticipée pour raison médicale. L’ultime formalité est l’acceptation par la partie civile de cette libération.
Silvano n’a pas le cancer, mais il ne s’est jamais remis de la disparition de sa femme et de son fils, il n’est donc pas question d’accepter la proposition qu’il a reçu, de son avocat, de signer cette autorisation.
Raffaello rêve du jour de sa libération, même si ce n’est que pour deux ans, il va retrouver son complice. Il n l’a jamais balancé. Ils pourront partager le butin et il partira se faire soigner au Brésil, deux ans ! Son plan est un peu machiavélique mais plein de bon sens.
Silvano refuse la liberté puis un plan tout aussi machiavélique prend forme et il acceptera cette libération…
Plein de surprises, d’émotions et de purs sentiments, ce livre prend aux trippes. Il nous force à écouter l’horreur, l’horreur de la prison et de la maladie, l’horreur de la survie, de la reconstruction après l’impensable.
Ce roman est écrit à deux voix, une partie de ping-pong entre les deux. Cela donne le rythme au livre.
L'immense obscurité de la mort, Massimo Carlotto, Métailié
28 mai 2009
Malheur bourgeois
Je lis beaucoup de polars… la lie de la société y est abondamment décrite, les pires sentiments et le côté obscure de la nature humaine sont souvent au coin de chaque page... Alors, afin de ne pas sombrer dans la mélancolie et la névrose, parfois, je lis un beau roman ! Avec de beaux sentiments !
Evelyn est une jeune veuve qui éduque seule son fils. Elle appartient par son mariage à une famille de la haute bourgeoisie. Son fils en est l’héritier. Mais cette famille est bien loin d’elle par son style de vie.
Le patriarche considère que la chasse est l’art par lequel l’homme se révèle. Son petit fils n’y voit que sauvagerie ! Dur, pour un homme de son âge de constater que la nouvelle génération n’a aucune valeur et que cet enfant n’est qu’une mauviette !
Evelyn refuse d’obliger son fils, de le forcer à être hypocrite…
Mais Evelyn est encore jeune et séduisante et elle tombe amoureuse d’un député réformiste ! Oh my god ! Il est également beaucoup plus jeune qu’elle !!
Evelyn va cacher cette liaison à sa famille et à ses amis.
Ce livre relate la pureté des sentiments de cette femme !
Derrière ce roman d’amour, pas tant à l’eau de rose que mon résumé pourrait le laisser penser, nous découvrons un monde d’hypocrisie. Un monde ou les sentiments passent derrière les apparences. Une autre forme de mélancolie et de névrose, le côté obscure domine également ce livre !
Haute-société, Vita Sackville-West, Autrement Littératures
25 mai 2009
UN TRES GROS COUP DE CŒUR
Premier roman du prix Landerneau, que j’ai pioché dans ma « PAL Landerneau » selon ordre alphabétique, et je dois aussi l’avouer, c’était celui qui m’inspirait le moins. La couverture est affreuse, le titre presque illisible, et c’est en plus le plus gros ! Donc en lisant celui-ci en premier, j’ai tout de même l’impression d’accomplir une corvée…
Ce livre est à trois voix : le clown, mademoiselle B et l’enfant sauvage.
Le clown, cet enfant du cirque n’a eu une enfance ni heureuse, ni triste, mais en perdant tôt sa mère il perd aussi son père... Celui-ci lui a tout de même transmis sa passion du cirque, seule chose qui le maintienne en vie.
Mlle B, elle est la fille que personne ne voit. Ni sa mère, ni son père ne l’ont regardé une fois dans les yeux. Elle évite tout regard. Toute sa vie sera à l’avenant, aucun regard, aucune vie. Le temps va s’écouler dans l’ombre de ses parents.
Le môme, c’est un enfant sauvage. Il survit dans une décharge dans laquelle il ne rencontrera un autre homme qu’une fois devenu adolescent. Sa seule activité est la peinture, il trouve ainsi le moyen d’occuper sa solitude.
Ces trois personnages, si différents les uns des autres, vont se rencontrer et de là …
Du début à la fin du roman, la narration se fait par de courts chapitres. A chaque fois (ou presque) les trois nous racontent une partie de leur vie, de manière très chronologique. Cela donne un rythme particulier et très agréable.
Car ma surprise fut là ! Ce livre est plus qu’agréable ! Dès le départ, les personnages sont sympathiques et tout de suite on compatit à l’horreur de leur vie. Par la couleur de la peinture tout l’amour du genre humain va apparaître… Belle métaphore !
UN TRES GROS COUP DE CŒUR
Si vous passez le cap de cette couverture, attention : dès les premières pages vous devriez être happé !
Anne a eu le même coup de coeur, Cathulu est moins enthouiaste et Dominique a beaucoup aimé
L'attente du soir, Tatiana Arfel, José Corti







