28 août 2007
Polar à double facette
Ce polar a pour originalité d’avoir deux protagonistes, le
meurtrier et l’inspectrice. D’un chapitre à l’autre nous passons de l’un à
l’autre.
L’histoire. Le délire obsessionnel d’un drogué sortant d’une cure, de son amour pour Eva la mère de son petit Cris. Eva est partie comme lui dans un grand voyage avec la drogue. Ni l’un ni l’autre n’en sont jamais revenu. Leur fils a été placé par les assistantes sociales. Sa haine aura pur cible les représentants de l’Etat. Il va les tuer…
L’inspectrice chargée de diriger l’équipe doit faire ses preuves et ressouder son équipe, les liens ont été détruits lors d’une précédente enquête. Mais elle doit aussi envisager sa propre vie et sa relation avec son amant.
Un bon
roman avec ces deux personnalités brillamment décrites, l’intrigue policière
est moindre car dès le début le lecteur sait qui est qui ? mais comment la
policière va découvrir le meurtrier. Et quelle folie le pousse...
La terre peut bien se fissurer, Kjell Eriksson, Gaïa, 2-84720-091-1
24 août 2007
La FNAC m’a envoyé ce livre en avant première afin de participer à la sélection de la rentrée littéraire.
Petit roman d’une centaine de pages, celui-ci ne se lâche
pas. Le récit d’une jeune femme et de ses premières années de vie avec son
mari. Vous en dire plus et je vous en dirais trop pour l’intrigue. La
difficulté de vivre sa vie de femme, de mère, chaque chapitre nous fait avancer
dans une ambiance de plus en plus malsaine, les difficultés de survivre pour un
couple !
Je lis peu de littérature française souvent trop nombriliste
à mon gout. Là on est en plein dans le milieu du nombril. Avec une écriture
vive, alerte, l’auteure nous happe dans son intrigue. Un excellent roman.
PS : Ainsi que vous pouvez le voir sur les photos j’ai reçu ce livre en « épreuves non corrigées ». Il n’y a donc ni photos, ni de quatrième de couverture.
Tel qu’il se présente maintenant sur les tables des
libraires, la photo de couverture, montre des mains et des petons de bébé… La
quatrième de couverture livre qu’il est question de femme enceinte…
Quand j’ai lu ce livre je n’avais pas ces indices ! Ma souris quant à elle, l’a lu après l’avoir vu en librairie ! Du coup, l’effet de surprise n’a pas été le même et elle subodorait la fin assez rapidement. Mais elle est d’accord pour dire qu’il s’agit d’un très bon livre, joliment écrit.
Vous pouvez aller lire le commentaire de Clarabel, également enthousiaste.
23 août 2007
Après la vie, encore
Un roman d’anticipation sur le passé d’un homme, c’est ainsi
que je qualifierais ce livre. Anticipation, car il s’agit de l’après vie, la
mort. Toutes les théories sont envisageables car pour le moment elles ne sont
pas vérifiables.
Eddie, forain de son état, meurt en sauvant (peut-être) une fillette dans un manège. Sitôt arrivé au ciel, un grand récapitulatif de sa vie va commencer, très chronologiquement. Mais celui-ci est interrompu successivement par cinq personnes qui vont lui révéler des secrets qu’il ignore lui-même sur sa propre vie.
C’est toute la vie d’un américain traversant le XXème siècle, avec évidemment le Viêt-Nam, que ce roman relate.
Ce qui m’a plu c’est le découpage de ce roman, il lui donne un ton vif et léger.
Ce qui m’a déplu c’est la philosophie à laquelle il demande d’adhérer : l’existence de Dieu, mais surtout le concept du « tout est prévu », l’humain n’a plus d’autonomie et nous agissons en suivant un plan établi.
C’est ma façon de voir, je n’ai jamais adhéré à toutes ces théories de prédestination, tant en religion qu’en astrologie ou autres …
Au final et malgré cette réserve, c’est un bon roman qui retrace de manière originale la vie d’un américain. Il est très agréable à lire.
Les cinq personnes que j'ai rencontrées là-haut, Mitch Albom, Pocket, 2-266-14802-3
PS: Merci Emeraude ;)
21 août 2007
Réflexions et humour !
La FNAC m’a envoyé ce livre en avant première. Je l’ai donc lu immédiatement pour
remplir ma contribution :une fiche de lecture très sommaire. Le pied ! Merci
Au total, j’ai reçu
Certains livres ne sont pas à mon goût, mais en attendant
leur parution je vais vous faire saliver avec celui-ci, un délice.
Je l’ai dévoré, une obsession, le livre qui,une fois commencé ne vous lâche pas. Vous attendez le moment de pouvoir reprendre sa lecture…
Deux hommes se racontent leurs vies. Ils ont tout le temps pour cela, car ils sont dans un avion, pour l’éternité. Ils sont morts. L’avion est un Skybus en transit vers Dieu. Sur l’écran, leurs souvenirs défilent, entrecoupés de publicité ! Mais pourquoi sont-ils voisins de voyage ?
L’un est un juif, fils de survivant de l’holocauste. L’autre est le fils d’un nazi !
Est-on responsable de sa famille ?
Jusqu'où va la culpabilité ? L'exemple du père pour la construction d'un enfant... Deux des thèmes abordés dans ce roman foisonnant.
Leurs vies, a priori sans points communs, si ce n’est le passé de leurs parents, vont se révéler beaucoup plus proches que prévu.
Avec vue sur le Royaume, Jean-Piere Gattégno, Actes Sud, 2-7427-6954-4
18 août 2007
Racines
Une tranche d’histoire de la Pologne, le XIXème siècle,
c’est la toile de fond de cette saga. L’impression de lire un classique de la
littérature russe est la première sensation quand on ouvre ce livre, avec
l’arbre généalogique en préambule. Tout ce passe dans cette famille, les
ancêtres sont presque inconnus, tout du moins pour une branche. Le personnage
central est Josef Zemka, il épouse Clara von Kotz. Ce mariage n’est pour lui
qu’un moyen rapide d’accéder à une notabilité. Elle croit en son amour. Le
mariage est précipité car un heureux évènement est en vue. Ils auront cinq
filles. Cinq nouvelles histoires d’amour et d’argent. Les femmes étaient
soumises et acceptaient leur sort.
La maisonnée est là aussi pour rappeler ce lien si désuet de la servitude pour les bonnes, cuisinières, cochers, jardiniers, précepteurs.
Mais c’est dans une Pologne partagée entre la Russie et l’Autriche qui va tourmenter les sentiments nationalistes de cette famille. L’antisémitisme est lui aussi déjà présent et c’est un élément important du roman. Le servage est encore le modèle économique dominant de ces campagnes.
Le petit plus de ce livre, c’ est que le narrateur n’est autre que la demeure familiale. C’est elle le lien entre le temps et ces personnages.
Excellent roman. Gachucha a également aimé.
Ce roman est un des cinq romans FNAC, que j'ai reçu cet été en avant première, pour le prix des leteurs.
Les vivants et les ombres Diane Meur, Sabine Wespieser Editeur, 2-84805-056-0
13 août 2007
Un polar comme je les aime
C’est un premier volume d’une série ! L’inspecteur et
sa personnalité font tout le charme du livre. Ce dernier ressemble à l’inspecteur Morse… mais avec
beaucoup plus d’humour !
L’enquête porte sur une fillette qui a disparu. Sa mère, une prostituée est victime d’une demande de rançon.
Frost, peu aimé par son supérieur n’est pas en charge de cette enquête. Elle est confiée à l’inspecteur Allen, mais celui-ci est victime d’un accident. Frost reprend alors au pied levé la direction de toute l’équipe chargée du dossier. Il y a là, notamment, un nouveau venu, un petit jeune venant de Londres, fils d’un ponte de la police. L’apprenti va être à dure école.
Un mort par jour, minimum !! Une chance : l’action ne se déroule que sur quatre jours…
Un délice !
Joyeux Noël, Frost !,Wingfield R.D., L'Aube Noire, 2-7526-03331-9
11 août 2007
Merci Caro[line] et les pique-niqueurs
Ainsi que vous le savez aujourd’hui à Paris Caro[line] avait organisé un pique-nique de blogueurs lecteurs.
Alice, Caroline, Caro[line], Chiffonnette , Christian Sauvage et Moïra, Dda du Biblioblog, Emeraude, Fab'shion , Flo , Jos et Virginie, Kalistina, Papillon, Second Flore , Stéphanie, Tamara ,Valdebaz et Axel.
Aude et Delphine les 2 sans-blogs (les pôvres) et ma souris étant également de la partie.
Sur le blog de Moustafette il est également question de l’organisation d’un pique-nique. Au Québec et à Toulouse également, des rencontres ont eu lieu ces mois derniers.
Merci à toutes et tous pour cet très agréable après-midi. Seul Foenkinos est resté virtuel !
PS : Merci Emeraude pour le livre et l'émouvante carte.
09 août 2007
Etonnant livre
Acquis de passage à Quimper lors des fêtes
de Cornouailles et après avoir rencontré l’auteur – éditeur sur son stand des
éditions du Barbu. Après une courte
hésitation, j’ai choisi le premier volume d’une série.
Les premières pages sont assez mal écrites : manque de vocabulaire, excès de dialogue, mais l’intrigue tenait. Passées les cents premières pages la messe est dite ! Mais cela semblait tellement évident et cousu de fil blanc, que je décidai de continuer car cela paraissait trop simple…
Effectivement, dans les dernières pages un rebondissement donne à l’intrigue un nouveau regard.
L’histoire : un jeune photographe, suite à un concours, est embauché pour un stage de trois mois par un quotidien régional. A peine arrivée on lui propose un reportage avec une nouvelle brigade policière. Mais un serial killer va le lancer dans ce monde étonnant de la presse d’investigation et de la police criminelle.
C’est mal écrit, mais je n’ai pas lâché ce livre avant la fin !
La mort des sens, Christian Blanchard, Editions du Barbu, 2-9523354-5-1
08 août 2007
Attiré par la couverture, séduit par le texte
Lors d’un arrêt dans une station service, Jack va acheter des friandises, au retour la
voiture a disparu… sa femme avec ! Jack ne comprends pas. Pas de témoin. Sa
femme, Anne, n’avait aucune raison de partir…
Accepter la disparition d’un être aussi proche, et jeune, n’est pas facile. Alors, il va en premier lieu s’interroger sur elle, puis sur leur relation. La découverte d’une carte routière, dont certaines villes sont cerclées de rouge, va le décider à prendre la route.
Un beau roman sur la difficulté à survivre sans l’autre. Un conte philosophique moderne. Bouleversant, ce roman est passionnant, quoique par moment un peu superficiel.
American Purgatorio, John Haskell, Editions Joelle Losfeld, 2-07-078971-9
07 août 2007
De la fiction, on vous le dit ! que de la fiction
Un polar bien français : un polar dénonciateur ! Ici,
il est question de multinationales, d’enjeux politiques et de petits malfrats.
Dans cette même collection j’avais déjà apprécié French tabloïd de Jean-Hugues Oppel
qui dénonçait la main mise des médias sur le vote de 2002.
Tout n’est que fiction dans un roman, cela va de soit !
Matra et Daewoo sont les deux repreneurs choisis pour le rachat de Thomson. A la surprise générale Daewoo est choisi ! Vendre une partie de notre armement à des étrangers, cela ne va pas être simple et le gouvernement va devoir défendre sa position.
Le roman propose sous plusieurs angles. En haut, les énarques et autres dirigeants de Matra préparant une contre-offensive, réseau politiques, financiers, tout va être mis en branle pour faire changer la position du gouvernement. D’anciens de la DST seront rappelés pour des petits travaux.
Au milieu, les dirigeants d’une petite usine de Daewoo, en Lorraine, ils doivent se montrer discrets et détourner toute attention qui se porterait sur eux, car leur financement et leur PDG ne sont pas très « réglos ». Mr Park est coréen, et interdit de séjour en Corée pour corruption de fonctionnaire !
En bas, le peuple, les ouvriers de l’usine Daewoo commencent une grève suite à un énième accident dans l’usine. Plus de peur que de mal, pour le DRH ! La victime de l’électrocution, une femme enceinte, est vivante. Pour lui, la fausse-couche n’est pas liée à cet accident ! Mais suite aux vives discussions échangées dans l’atelier, il licencie sans préavis une ouvrière. Le syndicaliste, venu la défendre, va apprendre que les primes dûes ne seront pas payées en décembre… Au-delà du cas de licenciement, il va lui falloir beaucoup d’énergie pour sauvegarder les primes. Le contexte est explosif !
Génial ! génial à lire, il va de soit !
Voir aussi la critique de Katell
Lorraine connection, Dominique Manotti, Rivages Thriller, 2-7436-1566-4


