31 décembre 2007
Nouvelle Année
Parfois la souris a des idées étranges. Parfois je l’écoute bêtement. Il nous a pris l’idée de refaire notre chambre pendant ces vacances de Noël !
Curieuse idée, mais les travaux doivent parfois être fait. Un ravalement de temps à autre n’est pas un luxe.
Mais ce que je ne m’étais pas imaginé c’est les tracas que cela entrainerait dans mes livres.
Ma Pal à la verticale !
Les livres pour enfant derrière un fauteuil (ou une des branches de Noisette, avec vue sur les pigeons dans la rue)
Les polars et la SF se sont retrouvés avec les romans dans le couloir.
Les travaux sont presque finis … je vais devoir tout remettre en ordre !
Photos à venir , mais pas avant l’année prochaine.
Réveillons et Année que je vous souhaite excellente (sans odeur de peinture) avec plein de cadeaux (des livres)… Mais surtout que vos souhaits se réalisent !
Happy
New Year 2008 !
26 décembre 2007
Petit délice
Il y a très longtemps que je n’avais lu un Daeninckx.
Pourtant c’est un de mes auteurs préférés et cela depuis très longtemps. Ses romans policiers sont un délice… et il y a toujours une toile de fond. Certes, il
y a un meurtre, une enquête, un meurtrier, des rebondissements… enfin tout ce qui fait un roman policier !
Mais il y a un plus, et ce plus c’est le contexte historico-politique. Le facteur fatal se passe en 1961 au
cœur du « match CRS-Algériens »... Cannibale raconte l’histoire de Monsieur Karembeu (le footballeur),
dont le père fut exposé comme un singe à Paris pour l’exposition universelle de
1931 !
C’est donc un parti pris très politique que cet auteur donne à son œuvre et j’adore… !!
Dans ce petit roman, la fliquette est en charge d’un dossier de meurtre. La présumée coupable est recherchée mais pas que par elle ! La police belge est là… Le contexte est ici assez faible, mais le charme de ce petit livre, c’est la photo qui accompagne le texte. L’action nous entraine sur les quais, la photo nous les montre...
Un joli petit livre pour une petite fringale !
Le crima de Sainte-Adresse, Daeninckx Didier - Dérouineau Cyrille, Terre de Brune
24 décembre 2007
J O Y E U S E S F E T E S
Joyeuses Fêtes à vous tous qui avez la gentillesse de passer
me voir !
Selon votre humeur je vous propose 3 images.
La tradition de Noël, religieuse ou pas est avant tout pour
le plaisir des enfants… et des grands.
Voici donc une image traditionnelle
Mais la fête de Noël est avant tout la fête des enfants et des cadeaux, alors regardez bien le livreur arrive…
Enfin je ne peux pas terminer ce petit billet sans un brin d’humour.
Mais surtout passez de BONNES FETES
20 décembre 2007
Dernier cahier
Après le premier cahier sur la famille, le second sur le
travail, voici le troisième : il a comme thème général l’Amour…
Enfin ! pourrait on dire, Céline va rencontrer son chum ! (boy-friend pour les francophones) mais les rapports entre-ex vont tout de suite se montrer comme étant très complexes. Non pas à cause de la différence physique de Céline, toujours ce «handicap », mais à cause du passé du chum, Gilbert.
J’ai pris beaucoup de plaisir à lire ce dernier opus de la série. Malgré la tristesse des évènements, le ton est toujours plein d’espoir et l’instinct de survie fait surpasser l’épreuve de l’abandon. Mais il est toujours plus facile d’être à la place du décideur dans une séparation. Cela n’empêche pas la déprime, pour les deux.
Le style tout au long de ces trois cahiers, est toujours alerte, gai et plein d’entrain. C’est un réel plaisir à lire ! Céline nous dévoile son personnage avec une générosité sans limite. Elle nous fait approcher ce monde méconnu de la différence. Je ne lui ai pas donné de nom volontairement pour laisser au futur lecteur la surprise de celui-ci… Peut-être un peu pour encore l’intriguer davantage! hi ! hi !
Je viens de le finir et déjà je pense à trouver un autre Tremblay… Est-ce grave docteur !?
Le cahier bleu, Michel Tremblay, Actes Sud
18 décembre 2007
Canada dry
La collection Collatéral se présente comme un croisement
entre littérature et photographie moderne. Vous toucher est donc un livre
illustré par des photos.
L’histoire est celle d’un homme et d’une femme qui se croisent et la femme arrête l’homme pour lui demander si elle peut le toucher. De sa réaction dépendra toute la suite de ce texte. De petits chapitres en petits chapitres, le lecteur va rentrer dans le vécu des deux protagonistes, avant, et après cette rencontre. C’est très très bien écrit ! De courtes phrases qui créent une ambiance d’intrigue…
La photo est en noir et blanc, intimiste… mais je n’ai rien compris ! Je n’y ai vu aucun rapport avec le texte ?! Je me sens analphotobête.
Donc me voilà devant un dilemme un beau texte avec une image sans rapport. Ce ne serait pas dommageable si ce n’était le concept de cette collection…
Vous toucher, Claude Bleton - Catherine Izzo, Le bec en l'air
12 décembre 2007
Après la famille, le travail
C’est donc le deuxième volet de l’histoire de Céline. Je
m’attendais bêtement à avoir la suite du premier… et dans un sens, c’est cela,
mais le style est autre ! C’est toujours un carnet intime mais cette fois,
il se concentre uniquement sur deux jours. Céline travaille dans un bordel de
travestis pendant l’Exposition Universelle et elle conseille les clients. Ces
deux jours se situent au moment de l’anniversaire de la tenancière…
Le déroulement chronologique du récit est interrompu par des récits ou des commentaires du narrateur sur son œuvre. Les récits concernent des personnages légendaires, du monde de la nuit montréalaise. Les commentaires sont des éléments en voix off de l’écrivain.
Ces interruptions donnent un rythme un peu inattendu à ce livre.
J’avoue avoir préféré le premier, plus linéaire, mais surtout plus intimiste. La galerie de portrait est pourtant très bien menée, et après la famille dans le premier tome, c’est de son univers professionnel dont il est ici question.
Un bon livre plein d’humour et d’humanisme.
Le cahier rouge, Michel Tremblay, Actes Sud
11 décembre 2007
Journal d’une ado
L’adolescence est une période difficile… pour les enfants,
mais également pour les parents ! Aurore est donc mal dans sa peau. Sa
thérapie passe par ce journal. Tout y passe : ses parents, ses sœurs, ses
amis, les profs et l’amour.
Marie Desplechin nous livre là un superbe condensé de psychologie adolescente !!
« J’avais faim,
j’ai allumé bêtement la télé. On a eu les attentats, la famine, les épidémies,
les pédophiles et quelques chômeurs à la rue. En dessert, un écrivain hors
d’âge ignoblement déprimant a raconté sa vie ignoblement déprimante avec l’air
du type qui a envie de pleurer ou de vomir, on ne sait pas exactement. Je me demande comment le bonhomme qui présente
le journal tous les jours fait pour ne pas se flanquer une balle dans la tête.
Il ne comprend pas un mot de ce qu’il dit, c’est clair »
Le tout est à l’avenant. Un livre que les parents devraient lire à chaque conflit avec leurs ados ! Je le garde à mon chevet... Lol !
Chiffonnette aussi l'a lu !
Jamais contente, Marie Desplechin, Médium
08 décembre 2007
Découvertes
Depuis plusieurs années, les critiques, enthousiastes sur
les blogs, mais avant sur Zazieweb, m’avaient toujours intriguées. Je devais
lire cet auteur … Une certitude ! Mais lequel de ses romans devais-je
choisir? Après une longue visite sur internet, j’ai fait mon choix : ce serait le cahier
noir. Le hasard Souriesque fit que
l’année dernière le Père Noël me l’apporta... Que c’est beau le hasard ! A
moins que des nains espionant tout le monde ne fassent leur rapport audit Père
Noël... Non ! Je refuse de devenir parano ! Je préfère continuer de
croire au hasard…
Il m’a fallut encore dix mois pour me décider, certaines doivent connaitre l’affreux dilemme qui consiste à trouver chez soi un livre à lire ! Surtout devant une PAL de presque 200 livres... Quoi qu’il en soit, son tour vint !
Le cahier noir est donc le journal intime d’une jeune femme. Elle est waitress dans un restaurant à Montréal, serveuse dans un bar en quelque sorte... Ce job a comme particularité de se situer la nuit et de surtout dans un quartier chaud. Quand une collègue est absente, il lui arrive de la remplacer le jour. Et là, avec cette autre clientèle, composée essentiellement d’étudiants, l’histoire peut commencer lorsque l’une d’elle lui demande de l’aider à préparer une audition pour une pièce de théâtre.
Cette jeune femme, à partir de là, va nous exposer sa vie, ses tourments, ses révoltes. Les raisons pour laquelle elle réagit si violement à cette proposition. Ses relations avec sa famille sont également un élément important. Sa mère est alcoolique, son père inexistant et ses sœurs des pestes !
Très bien écrit ce livre ne se lâche pas.
J’ai déjà entamé le second tome, le cahier rouge. Mais pourquoi ai-je donc tant attendu pour lire cet auteur ?
06 décembre 2007
Dernier opus
Dernier volume de cette histoire de la pédagogie adaptée pour
les sourds et muets au Japon, celui-ci est situé dans la seconde moitié du XXème
siècle. La méthode oraliste gagne
politiquement mais la résistance est toujours en place. Takahashi Kyoshi, le
défenseur de la méthode gestuelle, reçoit des nouvelles d’un de ces anciens
élèves. Il est en voyage aux USA où il a rencontré Helen Keller, une adepte
écoutée et respectée de la méthode mixte.
La guerre et les bombes seront présentes,guerre mondiale oblige, cependant l’histoire se concentre sur la vie de l’école et de son professeur Takahashi Kyoshi. Sa vie, son œuvre, ses amours, mais c’est tout cela qui fait cette tétralogie et en même temps toute sa beauté.
Je ne rajouterai pas un mot sur la laideur du dessin, seule tache à ce livre.
03 décembre 2007
Poignant
Une longue nouvelle d’une centaine de page, c’est le format
choisi par l’auteur pour nous relater son voyage en Pologne à la recherche de
ses origines. Ce voyage sera également une échappatoire à sa vie de couple car
sa femme déménage pendant son absence. Tout le roman se déroulera dans le passé.
Dès le début, il précise avec justesse que sa quête est vaine… En effet, il ne va pas à la recherche de la Pologne mais de « Sa » Pologne. C'est-à-dire celle de ses ancêtres juifs, or celle-ci a disparue ! Totalement disparue ! Aussi inimaginable que cela puisse paraître un monde de plusieurs millions de personnes a été rayé de la carte, plus de Shtetl, peu de synagogues, plus personne ne parle le yiddish… L’importance du génocide est telle qu’il compare la Pologne actuelle à un cimetière. L’image est noire mais réaliste. (Ne le dites pas aux frères Kaczynski, ils seraient capables de profaner leur terre !)
Son voyage je l’ai personnellement fait il y a trente ans, dans l’autre Pologne, la catholique. Le grand silence étouffe l’ancienne Pologne! A l’époque, communiste, il était peu question des juifs. Et de toute façon cette histoire n’est pas la leur, c’était celle des nazis, pas des polonais. Pas nous ! Pas nous !
Mais la culture polonaise a quand même l’antisémitisme dans ses fondements, ce qui est comme un élément commun à tous le pays de l’Est! Je ne le compare pas à celui qui existe également en France. Celui-là ne touche que peu de personnes, politiquement ciblées, heureusement ! En Pologne, c’est un sentiment général, unanime, irraisonné… Radio-Maria éructe son fiel encore aujourd’hui, l’église polonaise ne cautionne pas mais participe aux programmes. Le Vatican régulièrement émet des mises en gardes à l’épiscopat! En vain. Or il n’y a plus de juif ! Ou presque !
Presque, car je me souviens de Solidarnosc, grand syndicat ouvrier : pour le décrédibiliser, le Parti polonais n’avait pas hésité à rappeler que des deux des principaux dirigeants, Kuron et Michnik, étaient juifs ! Par chance ( !?) l’anticommunisme était plus fort à ce moment là.
C’est donc un roman sur ses origines, sur le même lieu à la même époque que mes origines, mais deux univers. C’est une grande interrogation chez moi, comment ont-ils pu vivre si longtemps côte à côte... Chez Bashevis Singer, dans ses shtetl, un goy est souvent présent pour rallumer le feu dans les foyers le jour du shabbat ! Il fait tout de même très froid l’hiver ! Chez Diane Meur, lue cet été, le juif c’est le médecin, l’avocat… Il y avait bien une cohabitation, mais dans quelle mesure ! Un tiers de la population de Varsovie était juive. Les manifestations ouvrières du début du XXème siècle étaient majoritairement juives, à Lodz notamment. Le Bund, parti historique du PC Russe, était composé majoritairement de juifs.
Je ne connais pas de livres sur ces grèves, ces ouvriers qui devaient travailler lutter ensemble !
Mais aujourd’hui la Pologne n’est plus socialiste, elle est passé du côté américain ! Vive le capitalisme ! Surfant sur le phénoménal film « la liste Schindler » ils ont rapidement compris le rôle touristique que le juif peut apporter. Dans le centre de Cracovie le quartier juif renaît avec des fonds américains. En fait, des façades de magasins juifs proposent des produits purs juifs ! Extrait Page 74 : «On y sert des plats juifs comme de la carpe en gelée, intitulée « Carp Jewish Syle ». Tout est là : style juif ; Du juif, que le style. Mais aussi des côtelettes de porc grillées. Est-ce bien sérieux, je vous le demande. » No comment !
Si certains polonais me trouve irrespectueux avec la Pologne,j’en suis désolé… mais c’est mon ressenti, et je pense que les pays voisins ont les mêmes sentiments.
Un livre émouvant, renforçant mes interrogations sur ma famille et mes racines. Mais c’est surtout un beau livre de recherches sur soi.
Et dans le livre, il est forcé de constater que les femmes slaves sont très belles ! Happy end.
Dix jours "polonais", Henri Raczymov, Gallimard













