29 janvier 2008
Tout cela pour 5 Ploucs !
Ce Numéro 1000 s’intitule « 1280 âmes » et il est
la traduction d’un livre intitulé « pops 1275 ». Je conçois que la traduction du titre d’un livre soit un
art difficile, mais quand même…
Pouy en fin limier, a donc cherché l’explication de ce
mystère.
L’histoire de ce roman est donc celle d’un libraire atypique chargé par un client de trouver l’explication à ces cinq nouvelles âmes ! Enquête hilarante, mais sérieuse, et l’auteur nous fait partager son érudition concernant la littérature et son univers.
Un petit délice avec plein de bons mots et de citations !
« La réalité n’est qu’une hallucination provoquée par le manque d’alcool » O’Mulligan
« Je boirai du lait quand les vaches mangeront du raisin » Toulouse-Lautrec
26 janvier 2008
Enfin !
Pour tous les aficionados de cet auteur, je vous informe que son 4ème livre sera en vente le 8 février
L’Homme du Lac
Vous pourrez le rencontrer le 8 février à la librairie compagnie à Paris
25 janvier 2008
Tendrement disparu
Un livre qui développe le thème de la disparition de
l’animal de compagnie d’un enfant devrait être triste, larmoyant, mais c’est loin d’être le cas ici…
Logan rentre chez lui et son poisson rouge a disparu. Il refuse sa mort, car on ne retrouve pas René le poisson. Seul possibilité : il est parti ! Mais où ? Logan, avec sa grande sœur vont placarder des affiches « perdu poisson rouge nommé René, nageoires décolorées, sourit tout le temps… »
C’est sur le ton de la tendresse et d’une douce naïveté que ce roman nous fait découvrir le monde d’un enfant de six ans.
C’est le lecteur qui prend plaisir et qui sourit !
Le poisson qui souriait, Audren, Neuf
22 janvier 2008
A quoi pense un député ??
Ce petit roman pour ado aborde un sujet terrible pour les
personnes concernées, l’adoption et/ou la naissance sous X.
Félicien sait depuis toujours que ses parents l’ont adopté, ainsi que sa sœur cadette. A l’approche de sa majorité, il sait qu’il peut demander à la DASS son dossier d’adoption... Quand il le reçoit, c’est le choc ! C’est toujours un choc, mais sur un ado ou un jeune homme, c’est assurément un traumatisme ! Sa mère n’a pas laissé de message expliquant son geste, mais il sait qu’elle est algérienne et qu’il est né à Alger. Une seule idée s’impose à lui : la retrouver... Il va rater son bac car le choc est trop rude. Sans rien en dire à personne, il prend la décision de partir à Alger. Profitant des vacances et de sa récente majorité, il se décide…
Tout le récit porte sur cette quête dans ce pays inconnu.
Très bon roman pour aborder ce sujet de l’identité.
Pour info, aujourd’hui un enfant né sous X ne peut sortir de l’espace européen ! Pourquoi ? Car il ne peut avoir de passeport... Depuis la mise en place, il y a trois ans des nouveaux passeports biométriques : Pour l’obtenir, il faut une copie intégrale de son acte de naissance... Or, il est interdit d’en délivrer un aux nés sous X, car ils l’apprendraient et certains l’ignorent et/ou ils prendraient connaissance du nom de leur mère biologique ! La loi interdit donc qu’on leur délivre un passeport !
Parce que vous êtes nés sous x vous ne pouvez avoir la copie de votre acte de naissance, et sans celui-ci pas de passeport ! Elle est pas belle la vie ?! Né sous X et interdit de quitter le territoire européen...
A quoi pense un député quand il vote une loi ?
Un été outreme, Anne Vantal, Actes Sud Junior
19 janvier 2008
Déception
Un Tchékhov et des nouvelles… Voilà un livre qui aurait dû me
plaire ! Il en avait au moins l’attrait, mais ma déception est à la
hauteur de l’attente !!
Est-ce la traduction ? Je ne le pense pas, car ce n’est pas la forme qui m’a ennuyée. Non, ce sont les nouvelles en elle-même, des histoires sans conclusion... J’en ai lu trois, et devant le manque d’intérêt j’ai abandonné, mais comme c’était du Tchékhov, je l’ai laissé en attente. Peut-être un mauvais feeling passager. Six mois plus tard j’en relis deux et le constat est le même. Les nouvelles sont des petits instants de la vie montée en épingle. Mais là, aucune conclusion pour ponctuer, pour clore, pour finir sur une pirouette, une morale ou une surprise. Rien de cela !
L’ennui. Tant pis !
Des larmes invisibles au monde, Anton Tchékhov, Editions des Syrtes
Bref
Le premier tome du journal d’Aurore m’avait emballé par sa
spontanéité. La suite chronologique de son mal-être est moins passionnante.
Cela se lit gentiment… doucettement. Il n’y a plus l’attrait du premier, le ton
est le même mais l’humour est moindre.
J’ai pris plaisir à le lire. Mais il n’a pas la profondeur du premier.
Toujours fâchée, Desplechin Marie, Médium
15 janvier 2008
Polar chez les Peintres
Yves Josso nous livre la seconde aventure de Clémence de
Rosmadec, peintre et détective.
Une jeune femme est découverte tuée et jetée dans la Seine. Rapidement elle est identifiée comme étant une modèle pour artiste, dont Clémence. Sans son modèle favori du moment, elle est perdue et en panne d’inspiration... C’est pour retrouver sa quiétude et son inspiration qu’elle va partir à la recherche de l’assassin.
Ce polar d’atmosphère est situé dans le monde des peintres de la fin du XIXème siècle. Tous les noms des classiques d’aujourd’hui défilent sous nos yeux. Le Paris des peintres mais aussi celui des bas-fonds, car les modèles sont des cibles pour les proxénètes. Clémence, femme libre et bourgeoise, profite de son statut pour nous donner un aperçu de la condition de la femme.
C’est donc un roman plein de ressources qui tient son lecteur en haleine jusqu’au bout, car même si j’ai identifié le coupable assez rapidement le pourquoi et le comment sont diaboliques.
La noyée du pont des Invalides, Yves Josso,10/18
13 janvier 2008
Celui qu'on doit lire ! (facile)
En lisant le commentaire de Flo, j’ai revu ce livre « bras
tendus » vers moi dans une librairie du quartier latin [NDLS :
c’est incroyable comme les livres lui tendent les bras ? ça vous fait
pareil ??]. Résistant à la tentation, je suis passé indifférent devant
lui, tout en ayant lu la quatrième de couverture... Je l’avais snobé et étais reparti,
avec trois autres livres… mais c’est une
autre histoire !
Effectivement Flo avait raison : le dépaysement de l’île de Gotland est l’un des atouts majeurs de cette histoire. Mais pas la seule : il s’agit d’une série ! Sur le site de l’auteur, j’ai compris (en suédois) qu’elle a déjà cinq livres parus et que celui-ci est le quatrième de la série. Bravo l’éditeur !
L’histoire : une première femme est retrouvée assassinée, la veille lors d’une fête elle s’était battu avec son mari jaloux. Pour sa défense, ses empreintes sur l’arme du crime ne vont pas aider à sa libération ! C’est le deuxième meurtre qui va l’innocenter, grâce à certaines similitudes non diffusées dans la presse. Reste un tueur en série en liberté…
Le roman est à plusieurs voix : celle du commissaire Knutas avec la gestion de l’enquête et des médias, sans oublier celle de sa famille… Celle d’un journaliste de Stockholm, malin et rusé qui trouvera des indices, mais dévoilera aussi trop d’indices au public… Le (ou la) meurtrier qui explique petit à petit son action. Et encore Emma, jeune mère de trois enfants, amie très proche de la première femme tuée, déprimée. Le choc est dur, elle remet toute sa vie en cause, son mariage, sa vie sur l’île, mais surtout elle tombe amoureuse du journaliste…
A travers toutes ses histoires simultanées, l’auteure nous entraine dans un bon polar doublé d’un très agréable voyage sur cette île avec une convivialité et un sens de la fête typique.
J’ai adoré !
Celui qu'on ne voit pas, Mari Jungsedt, Plon Policier
09 janvier 2008
Noir Blanc et Rouge ! C'est beau

Loutarwen a magnifiquement présenté cette série. Au départ
une série de quatre volumes, mais maintenant le projet devient gigantesque, au
plus grand plaisir des lecteurs de séries
La série Sambre est divisée en trois. En premier lieu, nous avons quatre volumes sur les parents, ensuite, quatre sur les enfants (1 seul paru) et viendrons enfin quatre derniers volumes sur les petits enfants.
Parallèlement La guerre des Sambres a commencée avec trois volumes sur les grands-parents (1 paru), suivront trois volumes sur des ancêtres éloignés et enfin trois volumes sur le début de l’humanité.

Maintenant cette série se dévoile comme étant une véritable aventure avec un scénario
construit et une certitude de renouvellement car chacune de ces époques aura le
même scénariste, Yslaire, mais des dessinateurs différents. Si mon explication est confuse et si vous
souhaitez en savoir plus le site du scénariste vous donnera toutes les
précisions.
L’originalité du dessin est dans la sobriété des couleurs, en général peu de couleurs, le blanc, le noir et le rouge, avec une subtile harmonie de dégradé. La Guerre des Sambre continue sur le même principe chromatique.
Un dessin appuyant toute l’originalité du scénario, la famille Sambre a les cheveux rouge et fait une recherche historique sur la guerre des yeux.

L’histoire est une saga familiale pour le moment au XVIII siècle
en France. Sambre est une famille noble puis bourgeoise, afin d’échappée aux
révolutions. Les yeux rouges sont
l’apanage d’une cantatrice devenant maitresse d’un Sambre.
Loutarwen me l’avait conseillé, j’ai rapidement trouvé le tome un, j’ai maintenant les six parus… vous voilà prévenu.
Amateur de beaux romans et de graphismes n’hésitez pas !
Merci loutarwen pour ce conseil :-)
07 janvier 2008
Beaucoup de bruit pour rien
L’histoire : une jeune femme est amoureuse mais il
habite au Japon et elle en France. Auteure de BD elle profite d’un festival
pour aller le retrouver, puis reviendra vivre avec pour un mois. Lui est son aîné
de 20 ans. C’est à peu près tout ce que l’on sait de leur vie sociale. Tout le
scénario est centré sur leur vie sexuelle, dont l’originalité se veut être la
profusion. Quoi de plus normal ? Un couple se trouve et veut profiter
pleinement l’un de l’autre.
Aucune perversité particulière, une sexualité certes abondante mais très banale. Le titre fait évidement référence au pipi caca ! C’est dire !
Reste le dessin. Il est sympa, mais sans plus ! Sobre et comme le scénario sans aucune profondeur.
Passez votre chemin… Pour l’érotisme, la littérature et la BD ont d’autres œuvres à notre disposition ! Une chance !
Mais tous les goûts étant dans la nature Emeraude a une opinion totalement opposée à la mienne ! L’âge peut-être ;-))))
Fraise et chocolat, Aurita Aurelia, Les Impressions Nouvelles



