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SériaLecteur

Lecteur de roman, policier, polar, roman étranger et autres, avec un faible pour les séries, de plus enpus de photos

06 avril 2008

Suspense total

2_7467_1093_1Second livre que je lis de cet auteur australien, le premier « Cinq matins de trop » racontait  l’histoire de la chute d’un homme dans l’alcool. Cathe aussi a adoré ce levre.

Ici, les hommes et les femmes ne sombrent pas dans l’alcool, ils en sont imbibés. Ce roman est presque un polar (ne vous sauvez pas !), le récit est ponctué de courts chapitres dans lesquels le procureur, l’avocat et le juge nous informent de l’évolution du procès. Les autres chapitres sont là pour nous éclairer sur ce procès et nous forger une opinion.

Un samedi soir comme un autre dans ce bar-motel-boite de nuit australien. Les femmes dansent et boivent, les hommes aussi. Le patron gère son affaire en évitant que les mineurs ne boivent trop et qu’il y ait des bagarres dans l’établissement. Un jeune homme espère bien rencontrer l’amour, enfin surtout l’aspect physique de la rencontre. Un garçon boucher le prendra pour « une tapette » et plusieurs fois dans la soirée leurs rencontres seront explosives !

Le jeune homme, Peter, a mis sa plus belle chemise et aborde les femmes avec timidité, son côté un peu maniéré ne l’avance guère dans ces relations avec l’autre sexe.

Le garçon boucher Verdon est une brute épaisse, mais il est aussi un alcoolique notoire et un amoureux de la gente féminine à qui il voue un amour inconsidéré... Je cite : «Il s’y prenait très simplement avec les femmes. Il se plantait devant celles qui lui plaisaient et leur demandait « tu veux baiser ? ». Voilà un homme direct, pragmatique, mais même en Australie les femmes n’apprécient pas cette simplicité.

 

Mais au fait qui est l’assassin et qui a-t-il tué ? Ce n’est que dans les toutes dernières pages que l’auteur nous en donne la réponse.

Roman court (110 pages) il m’a intrigué du début à la fin grâce à la personnalité des acteurs et la description d’un microcosme d’alcoolique qui m’est complètement étranger…

A coups redoublés, Kenneth Cook, Autrement

 

 

Posté par SeriaLecteur à 11:55 - Cook Kenneth (5) - Commentaires [8] - Permalien [#]

Commentaires

  • Cela me donne envie de le lire. La société australienne m'interresse beaucoup.
    Pourquoi dire "presque un polar, ne vous sauvez pas", le polar traduit souvent beaucoup mieux que d'autres romans la réalité des sociétés qu'il décrit..

    Posté par alain, 06 avril 2008 à 13:53
  • Ah oui, quel suspense ! Et pourtant ce n'est pas un polar )

    Posté par cathe, 06 avril 2008 à 18:49
  • @Alain
    Entièrement d'accord, mais pour certains le genre polar est un sous genre... ce n'est pas de la littérature.

    @Cathe
    Daeninckx a sorti un nouveau "roman"...

    Posté par Michel, 06 avril 2008 à 21:59
  • Ah la simplicité des requêtes des hommes ! J'aimerai bien voir sa tête si la situation était inversée...

    Posté par cathulu, 07 avril 2008 à 06:53
  • @Cathulu
    On a l'air con. mais l'instant du prédateur reprend vite le dessus !

    Posté par Michel, 07 avril 2008 à 20:56
  • Je suis curieuse de découvrir ce roman ! Ton billet m'a fait rire car j'ai un collègue qui draguait de la même façon (avec quelques variantes encore plus obscènes sur la question posée) mais le pire est qu'il ne s'est jamais pris de claque et que cela a fonctionné quelques rares fois !!!!

    Posté par Joelle, 08 avril 2008 à 10:08
  • Il fait partie de ma LAL et j'ai hâte de pouvoir le trouver à la biblio !!

    Posté par Florinette, 08 avril 2008 à 11:30
  • Ce que tu dis de la structure de ce roman m'intrigue... je trouve ça intéressant. je note, donc.

    Posté par Choupynette, 09 avril 2008 à 10:45

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