29 mai 2008
Merci Jules
Ce petit roman - je dirais plutôt une longue nouvelle - est
un vrai coup de cœur.
Sissi , une jeune femme, nous explique sa folie au travers des 9 chapitres de l’ouvrage!
Sa mère, souvent internée dans des instituts psy, est un des facteurs de sa propre folie, mais sa grand-mère y participe aussi… C’est donc dans un univers de « toqué », que la pauvre Sissi va apprendre à vivre. Le résultat pouvait-il être différent ?
A travers ces chapitres ce sont des faits marquants de sa vie qui nous sont relatés ! Pas de chronologie, pas de fausses-pudeurs…
L’auteure, Marie-Sissi , s’est-elle inspirée d’elle-même pour écrire la survie de Sissi ?
Je ne le sais pas, mais l’écriture de ce livre est superbe.
Encore merci à Jules pour ce livre. Ton choix est un must !
L'avis de Malice
Borderline, Marie-Sissi Labrèche, Boréal Compact
24 mai 2008
En route vers Katmandou pour de nouvelles aventures avec Betty !
Betty prend rendez-vous avec son amoureux. Il y a parfois
des amours impossibles… Betty, jeune universitaire française vivant en Inde où
elle professe l’art tibétain, et Liu, un espion chinois chargé de surveiller le
Tibet : West side story sur l’Everest !!
Mais ce n’est pas le sujet du livre. Il s’agit bien d’un polar. Liu recherche des trafiquants de châles en laine de shahtoosh. Notre « bon militaire » (excusez ce gros mot) va donc défendre la nature : en fin de compte, il cherche à redorer le blason de son pays au Tibet. Il a du travail !
Un roman qui se lit avec plaisir, pas une grande enquête mais un agréable moment.
Citation : « élever une fille, c’est comme arroser une plante dans le jardin du voisin » proverbe Népalais. A la veille de la fête des mères je trouve que ce proverbe ne manque pas d’humour !
Le jeu du tigre et des antilopes, Bernard Grandjean, Kailash
21 mai 2008
Emotion
Tout d’abord ce qui frappe quand on trouve ce livre : c’est
son format… une boite ! Ensuite on ouvre cette boite… et, on trouve … les
petits carnets, reliés par des fils ! (ma souris va probablement chercher à me les prendre).
Un livre ou huit ? Quel curieux format ?
En fait, il s’agit d’un témoignage épistolaire entre un père et sa fille. Ils ont eut le malheur de vivre en Hollande pendant la seconde guerre et d’être juifs ! Comme Anne Franck !
Le père a réussi à répartir sa famille dans diverses familles dans la campagne, des catholiques et des protestants. Le seul lien restant entre la famille était ces petits carnets. Tout en non-dit, en images, le père tente de faire comprendre à sa fille les nouvelles de sa famille.
Emotion ! C’est ce qui ressort à la lecture de cet étonnant objet littéraire.
Les carnets de Lieneke, Jacob van der Hoeden, L'école de Loisirs
20 mai 2008
Un polar plein de bons mots
Un polar étrange, un roman étonnant, je ne sais quoi en
penser !
Le livre est tout d’abord très drôle. Il y a de nombreux passages très amusants. Et pas seulement toutes les phrases en exergue de chaque chapitre, comme par exemple : quand le canard parle à demi-mots il dit « coin»… l’eau chaude bout à cent degré comme l’eau froide… ni Dieu ni maitre, nichon nibar.
Mais il n’y a pas vraiment d’histoire, elle est tellement faible qu’elle est transparente. Pour émettre un point positif, disons qu’elle sert de support aux bons mots de l’auteur ! car de bons mots, le livre en fourmille.
Nadada, Franz Bartelt, Suite Noire
18 mai 2008
Felfel, un chat à Paris !
Un chat reste un prédateur !
Mais je préfère cet autre restaurant, plus approprié, n'est-il point ?
Pour les parisiens, il est dans le marais.
16 mai 2008
Fin, toujours triste de clore une série
Bien qu’ayant été fortement déçu par le cinquième tome, je
n’ai pas voulu abandonner cette saga, car le thème me semble passionnant.
Ce sixième volume relate donc la fin du XXème siècle. Les points forts de cette période sont évoqués par des faits marquants : le meurtre de Palme, les incendies sur les puits de pétroles, le débat sur l’IVG…
Mais ce volume m’a surpris par sa clarté : les personnages prennent leur place simplement, plus de questionnement à propos des ascendances.
Le roman commence par la disparition d’une adolescence à son retour de l’école. Elle sera retrouvée vivante mais traumatisée. C’est un moment fort de ce livre. Un témoignage bouleversant, une enquête puis sa résolution viendront en leur temps…
Mais ce n’est pas la seule résolution de mystère de ce livre… Le premier meurtre sera expliqué par un privé : Varg Veum.
Vous avez bien lu. C’est là un tour de passe-passe diabolique de l’auteur, mettre son détective vedette dans cette saga.
Si vous voulez revivre ce siècle avec une vision différente, pas française, il faut lire ce livre. Cette saga n’a pas le charme de ‘la saga des émigrants’ de Moberg, mais c’est tout de même un excellent livre.
Le roman de Bergen, 1999 le crépuscule t.2, Gunnar Staalesen, Gaïa
13 mai 2008
Encore un fantôme...
Je regarde rarement la production de cette maison d’édition,
restant sur des expériences peu concluantes, avec souvent une écriture
« faible ». Est-ce le titre qui m’a attiré ? Oui, mais pas pour
le mot fantôme ! Pour la ville de Wroclaw, car Breslau est l’ancien nom de
la ville, le nom allemand. Une partie de
ma famille vivant dans cette ville, l’attirance s’explique...
En lisant ce livre, je n’ai rien retrouvé du peu que je connaissais. D’abord, pour un problème de langue, car toutes les rues sont en « bidule strasse » alors que je pourrais les identifier en « ulica bidule ». Sinon la beauté du lieu, grâce à ces ponts et ce fleuve présent partout est bien rendu. Son surnom est la Venise du nord.
L’enquête repose sur une série de meurtre dont le point commun est une carte posée à côté des cadavres. Sur cette carte, il est écrit « Bienheureux ceux qui n’ont point vu, et qui ont cru. Mock, avoue ta faute, avoue que tu as cru. Si tu ne veux plus voir d’autres yeux crevés, avoue ta faute. » L’inspecteur Mock va chercher sa faute… mais tous les matins, de nouveaux morts sont retrouvés avec ce mot.
Mock n’est pas inspecteur à la criminelle, mais à la brigade des mœurs. C’’est un ivrogne patenté et un vieux garçon. Il est le problème du livre, je n’ai pas du tout accroché à la personnalité du personnage ! Au bout de 100 pages, toujours pas ou peu d’interrogation sur sa faute ! Mais une enquête sur les morts, tous liés à la marine et à la prostitution. Ces nuits de beuveries pour ne pas faire de cauchemar… mais quel cauchemar ! Ces nuits ne sont mêmes pas décrites dans le détail, rien de croustillant sur le monde des maisons closes. Seuls les matins et ses gueules de bois sont abondamment décrites.
100 pages, ce sera tout pour moi ! et je n'ai pas croisé le fantôme...
Les fantômes de Breslau, Marek Krajewski, Série Noire
12 mai 2008
Pinkitude
Comme un certain nombre d’entre nous, j’ai eu la chance de
recevoir ce livre rose de la part de liz-éditions. Ce petit éditeur présente
ainsi sa nouvelle maison. Dans le domaine de la photo, cette collection va donc
présenter un livre par couleur.
Je ne peux préjuger des volumes à venir, mais celui-là est une réussite !
La pinkitude date d’avant l’époque royal ! Et c’est un pêle-mêle de 336 pages sur cette thématique. La présentation de ces photos est souvent faite par thème : sur les deux pages en vis-à-vis le thème est identique, néon rose, cheveux roses, manga-girl rose, voitures roses…
Point important à mes yeux, c’est le respect de l’œuvre et aucune photo n’est à cheval sur 2 pages !
Merci à l’éditeur pour ce livre enrichissant !
Vous pouvez en voir une partie de ce livre sur le site de l’éditeur, j’ai noté la parution d’une série sur les villes…
J’en profite pour participer modestement avec cette photo.
Pinkattitude, Liz-éditions
08 mai 2008
Pour le titre
Enfin cette petite maison d’édition édite de nouveaux
titres. De plus ce titre ‘1275 Ares’ me fait irrésistiblement penser à un livre
que je viens de lire (1280 âmes).
Mais il n’y a aucun lien entre les deux, si ce n’est ce jeu de mots… Néanmoins ce roman est un bon cru ! Un homme nous relate sa chute, en premier lieu, la séparation avec sa femme. Après un séjour dans un hôtel, il sera hébergé par un copain.
Le livre est un « page-turner », l’auteur nous tient par le procédé du » vous allez voir ce qui va arriver ».
C’est bien maitrisé, mais il aurait fallu une fin plus surprenante !
Le titre ne fait pas le livre
1275 ares, Pascale Fonteneau, Suite Noire
06 mai 2008
Ô rage Ô déspoir
Voilà un titre bien dans l’actualité ! Une enquête
policière suite à un meurtre, puis deux ! … En ce beau mois de mai !
A Lille aussi, la chienlit sévissait.
La situation politique et sociale est très bien décrite avec plusieurs points de vue : celui du gardien du collège, celui des étudiants, et ceux du Commissaire et de l’enquêteur. Les slogans moins connu : «ne prenez plus l’ascenseur, prenez le pouvoir », tout un programme…
Au début du livre, il y a également une belle pub pour un livre « le droit à la paresse » de Paul Lafargue. Un livre que j’ai adoré… il y a une vingtaine d’année ! Il préconisait de travailler deux heures par jour ! Politiquement incorrect isn’t it ?!
Mais après une lecture d’une centaine de pages, l’ennui ! Pas d’histoire, pas de dialogues ou de personnalités attirantes !
Passons à autre choses ! Mai 68 mérite mieux !
Sous les pavés l'orage, Philippe Delepierre, Liana Levi





