29 août 2008
Agréable à lire, mais sans plus
C’est le quatrième roman de cette auteure que je lis, je
suis toujours charmé par le style, mais paradoxalement le fond de l’histoire et
son intérêt ne sont pas toujours évidents.
Ici, Tomoko jeune fille de 12 ans, va passer une année chez sa tante. Son père est décédé et sa mère va partir une année suivre des études. C’est donc naturellement qu’elle va chez sa tante. Elle y découvrira un autre univers, social et humain. Dans cette maison vivent plusieurs personnes : la grand-mère, allemande, sa tante et sa nièce, son oncle et les deux domestiques et je n’oublie pas Pochiko (un hippopotame nain). C’est la rencontre de ces personnes et de leurs particularités qui vont servir de trame à ce livre.
Côté positif : une belle écriture, chaque court chapitre nous entraine dans de nouvelles découvertes et en suivant l’année scolaire nous pénétrons dans cet univers. Tout est dit en nuances, le ton est feutré et c’est très agréable.
Côté négatif : pour un lecteur de polar, c’est lent et il ne se passe que peut de choses… que reste-t-il à la fin ? pas grand-chose…
Une douce lecture tout de même.
La marche de Mina, Yoko Ogawa, Actes Sud
27 août 2008
Belle écriture
C’est le récit d’une jeune fille de quinze dans son Liban en
guerre. Elle passe d’un côté à l’autre au risque de sa vie, avec l’inconscience
de l’adolescence. Elle rencontre les chrétiens, les libanais et les
palestiniens.
Aller à l’école lui semble sa seule chance pour sortir du quotidien !
La jeune fille va découvrir l’amour ou les amours… celui de la patrie, de la famille et enfin celui d’un homme.
Côté positif : c’est avec une écriture limpide que l’auteure nous relate cet épisode. La beauté du langage et de son rythme font de ce livre un délice à lire. Les différentes scènes avec son amant sonnent juste, leurs rencontres sont décrites avec un ton émouvant.
Côté négatif : pas grand-chose, si ce n’est le nombrilisme du récit.
Ce roman fait partie de la lecture du prix Landerneau et ne serait-ce que par la beauté de l’écriture l’on comprend ce choix.
Les blogeurs ont des avis très mitigés !
Anne a aimé un peu, Caro[line] l'a trouvé très beau, Fashion a fait une agréable découverte, Stéphanie a été emu, Katell lui a trouvé une force romanesque, Cathulu a trouvé la lecture inconfortable, Lou est restée perplexe, pour Papillon c'est brouillon, Lilly n'a pas vu une once de superflu, bon mais trop court pour Amanda.
La main de Dieu, Yasmine Char, Gallimard
25 août 2008
Pas un roman, une récréation
Ce livre est un recueil de blagues juives estampillées
casher !
Il s’agit donc d’une accumulation de « blagounettes », cela fait-il un livre ? Je ne le pense pas… mais je me suis bien amusé ! Je ne suis pas un adepte des extraits de livres, mais dans ce cas et pour le plaisir je vous en mets deux.
« Une juive
orthodoxe fait venir un médecin pour l’examiner, car elle sent une irritation
dans sa gorge.
-Madame, dit le
médecin, j’ai besoin d’une cuillère.
-Quelle sorte, demande la dame, carnée ou lactée ? »
« Trois juifs
discutent de la situation de leurs enfants. Le premier dit que son fils est
médecin et qu’il gagne 50 000 $ par an. Le mien, dit le second, est avocat
et gagne 75 000 $ par an. Le mien dit le troisième, est rabbin et ne gagne
que 10 000 $ par an.
-Ce n’est pas un métier pour un juif, s’exclament ses amis. »
« Une femme juive
se end au tribunal pour témoigner.
-Quel est votre
âge ? demande le juge.
-40 ans.
-Mais madame, dit le
juge, les documents indiquent que vous êtes venue témoigner il y a sept ans et
que vous avez donné le même âge.
-Votre Honneur, je donne toujours la même réponse à la même question »
Une dernière pour la Souris qui prétend qu'il n'y a pas 2 histoires mais trois.
"Le père du professeur Louis Ginsburg vivait à Amsterdam. C'était un grand maître en Talmud qui recherchait la compagnie de lettrés. Aussi quand un rabbin visitait Amsterdam, il l'invitait chez lui pour le Shabbat.
Il invite un jour un rabbin arrivé tout juste de Varsovie. A la table du dîner du vendredi soir, M.Ginsburg lui demande d'où il vient :
M.Ginsburg, qui était un marchand, possédait des atlas géographiques dans sa bibliothèques. Il choisit une édition récente et fait remarquer au rabbin que la population totale de Varsovie ne compte que huit cent mille habitants.
Kosher Humor, H.R. Rabinowitz, Allia
18 août 2008
Pas de vacances sans un Chat
Un millionnaire achète une
ligne de chemin de fer et restaure une vieille loco et ses wagons. Le voyage
inaugural a lieu avec tout le faste et le goût de la fête que les américains
savent développer.
Mais le richissime
disparaît ainsi que sa très jolie secrétaire...
Toute la ville s'interroge,
et Qwilleran va mener sa propre enquête. Mais comprendre les messages de ses chats n'est pas chose facile.
Tout le charme de ces
enquêtes tient dans la personnalité du héros, de ses chats et de sa
relation amoureuse avec la
bibliothécaire.
Typique donc de la série de vacances. Sans plus, mais c'est suffisant pour la plage...
Et c’est une série dont
j’ai déjà lu 20 livres…
Le chat qui donnait des coups de sifflet, Lilian Jackson Braun, 10/18
13 août 2008
Bof !
Ce livre qui a reçu tant
de prix et tant de bonnes critiques de la part de bloggeurs me fut offert à Noël,
et je profite de mes vacances pour m'évader en sa compagnie.
Malheureusement, le voyage
fut interrompu de nombreuses fois et c'est donc par petites étapes que je le
découvris.
L'histoire est intrigante passionnante
et complexe. Il me semble très difficile de la résumer sans la dévoiler.
Un inspecteur reçoit un
manuscrit pouvant révéler une partie de son passé. Qui peut en être l'auteur?
Voilà l'intrigue…
sommairement !
Mais la force de ce livre,
c’est son style narratif. Une succession de courts chapitres, sans liens
apparents, mais livrant peu à peu des pièces du puzzle.
J'ai trouvé ce voyage
agréable, mais le trop grand nombre d'étapes dans ma lecture (je plaide coupable) m’a certainement fait passer
à côté de plusieurs ficelles de l'intrigue.
A lire sans aucun doute,
mais sans faire la même erreur de lecture trop hachée !
Garden of love, Marcus Male, Zulma
10 août 2008
La pêche miraculeuse ? faut il y croire ?
N'écoutant que son courage
un pêcheur australien va sauver deux italiens en perdition sur leur bateau. Un
troisième sera porté disparu. Ceux-ci écœurés par ce drame, décident
d'abandonner la pêche et donc leur bateau. Afin d'accélérer les choses, ils le
vendent à moitié prix.
Notre sauveteur voulant
croire à sa bonne étoile va tout faire pour l'acquérir. L'endettement ! Il ne
suffit pas… Il va donc hypothéquer tous ces biens. Mais il a l'espoir de la
pêche miraculeuse qui remboursera tout.
D'échec en désillusions,
de pépins en manque de chance, tout va se mettre en œuvre pour la chute
annoncée !
Le plus : c’est un
livre qui se lit d’une traite, vu le format (150 pages). La mentalité de ce
joueur misant toute sa vie sur un coup de cœur est très bien ressentie.
Le moins : les
personnages sont bâclés. Il ne pouvait en être autrement en si peu de pages. Et
je ne parle pas que du personnage principal… car les seconds rôles sont
inexistants.
Sur le conseil de Cathe
(beaucoup plus positif) et sur mes précédentes lectures de cet auteur je
pensais passer un agréable moment, mais au final je me sens un peu déçu. Mais
comme Cathe, j’attends son prochain livre, car il y a quelque chose de prenant chez
cet auteur, et une impression de vécu. La vie de ces marins nous devient
familière, un peu.
Par-dessus bord, Kenneth Cook, Autrement
08 août 2008
No comment
07 août 2008
Le chef d’œuvre que je vous déconseille…
Un superbe polar, voilà ce qui vous attend si… mais un
résumé s’impose.
Un homme vous entraine dans sa chute et sa réussite. Par de très courts paragraphes cet homme raconte son passé et son présent.
Son passé : la réussite, tout le monde est émerveillé par lui. L’impensable devient possible. Il va rendre son honneur à une ville, des pétitions circuleront pour son retour.
Le présent : la chute car il a visé trop haut et la chute sera plus dure ! Il se croyait invincible !
Pour être plus précis, je vais vous donner quelques chiffres : 44 jours, c’est le temps qu’il va rester entraineur de Leeds. 251 buts en 274 matchs de ligue 1 ! Respect.
Car il s’agit d’un livre sur Brian Clough, un des enfants terribles du foot anglais.
Son passé, c’est sa carrière de joueur ! Respect donc ! Et sa carrière d’entraineur de Derby, il va faire monter cette équipe en première division et en demi-finale de coupe d’Europe !
Son présent, entraineur de Leeds et incompréhension pour cette bande de tricheurs !
Côté positif : les dessous du football, un homme au dessus des autres de par son caractère, son tempérament, ses colères pour motiver son équipe !
Côté négatif : pourquoi seulement 400 pages ??
Il s’agit bien d’un chef d’œuvre, que seul un fou de foot comme moi, peut apprécier. Mesdames Mesdemoiselles, je vous le déconseille vivement car il n’est question que de foot ! De foot et encore de foot ! Du bonheur pur, donc !
A déguster uniquement pour des connaisseurs ! Comme Yvon
Jean-Marc n'est pas d'accord pour cette dernières positions, mais il trouve ce livre plus que délicieux !
44 Jours, David Peace, Rivages Thriller
06 août 2008
Règlement de compte
Un auteur part à la
recherche de ses origines. Il va également en Russie pour réaliser un film sur
un fait divers. Un hongrois disparu depuis la fin de la seconde guerre revient
chez lui. L'auteur fait le lien avec son grand-père disparu à la même époque.
Le troisième point fort du livre est sa liaison avec sa nouvelle concubine.
Elle est forte, chaude, agitée.
Côté positif : c'est
très bien écrit, et les différentes intrigues rebondissent et retiennent le
lecteur.
Côté négatif : ce livre est un règlement de compte entre l’auteur et sa mère. Et cela ne nous regarde pas ! Sans cette précision autobiographique le livre m’aurait intéressé mais ce règlement de compte m’a indisposé.
Un roman russe, Emmanuel Carrère, POL
05 août 2008
Merci Emeraude
Ce roman est un vrai trésor ! L’atmosphère qui s’en
dégage est particulièrement prenante. Mais je ne sais comment décrire le
scénario sans trop en dire, aussi je me contenterai du minimum.
Une jeune femme apprend que son prénom lui a été donné
suite à la lecture d’un livre par son père. Un écrivain traduit un livre et sa
femme l’édite au Chili. Un vieil américain recherche son passé.
De ces trois histoires, l’auteur va n’en faire qu’une.
Qui est qui ? Tout se découvre au fil des pages, et, page après page, le
lecteur commence à comprendre les liens qui se sont tissés à leur insu.
Beaucoup d’amour, de morts aussi, font de ce livre un
moment tendre et beau !
Merci Emeraude pour ton article, je confirme ton enthousiasme.
L'histoire de l'amour, Nicole Krauss, NRF









