31 mars 2009
Une féministe au pays du foulard
Un polar en Iran ce n’est pas banal.
Un jeune français d’origine iranienne, dans le cadre de son travail de journaliste, retourne dans son pays. Il y reverra des oncles et tantes qu’il ne connait pas.
Il y rencontrera Leila. Elle a connu ses parents, avant l’exil de son père. C’est la fille d’un très haut dignitaire, un très proche de Khomeny, et à ce titre elle bénéficie d’un statut très particulier. Elle en profite pour s’occuper d’une association, dont la mission consiste à soutenir sa candidature pour les élections à venir. Une féministe au pays du foulard !
Elle l’invite à venir avec lui voir le juge Kanuni ! Mais après une demi -heure d’attente devant son bureau, la police intervient pour constater la mort de celui-ci !
Première journée en Iran et déjà en prison… il faut positiver : voilà une bonne expérience pour ses articles !
Ce livre est intéressant pour découvrir une certaine réalité de la vie en Iran, mais pour le côté purement polar, il n’y a pas grand-chose à dire ! Reste donc une histoire de ce pays, de ses mœurs et de sa jeunesse, ce n’est quand même pas rien.
Qui a tué l'ayatollah Kanumi ?, Naïri Nahapétian, Liana Levi
28 mars 2009
un livre à ne pas rater
Un excellent roman, que j’ai lu avec … rapacité, tant la personnalité
de la vielle femme est envoutante !
Cette femme est la sœur d’une peintre à succès posthume, car
ses œuvres datent de la seconde guerre. Les deux sœurs avaient des idées
politiques de droite nationaliste. Elles ont fréquenté les principaux
dignitaires allemands d’avant guerre. Certains de ces tableaux ont pour sujet
Goebels, Himmler… Sa sœur est restée en Allemagne durant toute la guerre, après avoir épousé un
allemand. Sidonie, la vieille dame, a
préféré s’exiler aux USA.
Le retour fut difficile, malvenu…. Mais le plus tragique fut le retour de sa sœur. La rumeur aura raison d’elle. En fuyant, un accident mortel va créer une polémique. Sidonie va hériter alors que sa mère l’avait déshéritée. Une terrible polémique médiatique s’en suivra.
Le roman commence par l’enterrement d’un marchand d’art, un
intime de Sidonie. Il vendait les rares tableaux retrouvés de la sœur !
Pendant l’enterrement son appartement est visité, un escroc va chercher des tableaux. Le fils du marchand de tableaux apprenant la polémique sur la mort de l’artiste essaiera de faire chanter la vieille dame... Un adolescent fugueur se révélera en sérial killer dans les bas fonds de Londres…
Le roman est fait de courts chapitres, et l’on passe d’un personnage à l’autre et d’une époque à l’autre, De la guerre à aujourd’hui.
Aucune confusion pourtant, c’est limpide et au vu du nombre d’intrigues, c’est un véritable exploit ! Le seul bémol que j’apporterai à cet dithyrambe, concerne les sentiments humains qui se portent sur certaines personnes qui ne le méritent rien, et même moins que cela !
Une question pourtant : fiction totale ou une part de vécu est elle présente ?
Quoiqu’il en soit : un livre à ne pas rater !
Peindre au noir, James Russell, Fayard Noir
25 mars 2009
Le racisme en toile de fond …
Le cinquième opus traduit en français de cet auteur est pour
moi (et pour l moment) le meilleur.
Les ingrédients habituels sont là. Une petite équipe d’enquêteurs disparates, unis et ayant tous les trois une personnalité fort attachante. A chaque nouvelle livraison, nous en apprenons un peu plus sur eux, et c’est toujours un plaisir de les découvrir davantage. Plaisir de SériaLecteur !
Un enfant est découvert assassiné ! Son frère est introuvable ! La mère est une thaïlandaise qui a épousée un islandais et… ils ont récemment divorcés. Leur arrivée récente dans ce quartier est-elle une circonstance atténuante de ce meurtre ? Le racisme en toile de fond ! Ses professeurs sont surpris car il s’agissait d’un enfant sans problème. Ce n’est pas le cas des enseignants, certains étant un peu trop ouvertement racistes !
Ce n’est pas la seule enquête dont s’occupent nos enquêteurs !
Rebondissements, enquêtes multiples, racismes et intégrations, ces points sont développés pour le plus grand bonheur du lecteur.
J'ai trouvé les commentaires de Fashion, Cuné, Cathulu et Clarabel, si je vous ai oublié dites le moi !
Et voilà Dasola
Hiver Arctique, Arnuldur Indridason, Métailié Noir
22 mars 2009
La définition de Pouy
Le défi est grand
d’écrire une histoire du polar ! En premier lieu il faut définir ce genre,
en quoi il se différencie du roman policier, du thriller, du whodun’it…
Mais nous avons affaire à un expert en la matière, écrivain brillant, directeur de collection, et cela depuis plusieurs dizaines d’années.
C’est donc en neuf chapitres, principe de la collection, qu’il va nous donner sa version de ce genre littéraire. C’est avec sa gouaille, sa verve, son gout de la provocation qu’il va nous donner sa vision du polar.
J’ai pris un plaisir à le lire, je n’y ai pas appris grand-chose, mais ce livre à le mérite d’exister et pour toutes les personnes qui désireraient en savoir plus sur ce genre et s’initier je crois qu’ils ont là le livre adéquat.
Ce petit éditeur fait de beaux livres... à suivre.
JeanJean a également fait un commentaire sur ce livre
Une brève histoire du Roman Noir, Jean-Bernard Pouy, L'Oeil Neuf
20 mars 2009
Au suivant !
Une série de nouvelles a fait de ce livre son attrait, certains commentaires sur des blogs aussi. J’ai entamé ce livre plein d’espoir et ce ne fut que déception. Je l’ai laissé de côté quelques temps, repris, relaissé… je dois me résoudre à l’admettre ce livre n’est pas pour moi !
Les raisons de ce désamour. sont difficiles à qualifier. C’est bien écrit, bien traduit. Mais les histoires ne me parlent pas, je ne me suis jamais identifié à l’une d’elle, jamais je ne me suis attaché à un personnage.
Au suivant…
Le mari de la traductrice, Mary Gordon, Quai Voltaire
17 mars 2009
Tout pour plaire
Ce livre a effectivement tout pour plaire aux LCA. Le thème
est la sauvegarde des livres !
Alors que la guerre fait rage dans la galaxie, un jeune pilote est abattu sur une planète ennemie. Afin de se sauver, il se cache dans un conteneur… Surprise celui-ci est remplie de livres ! Il se retrouve sur une planète bibliothèque (je veux y aller). Le conservateur va s’occuper de lui, mais la sécurité intérieure est à sa poursuite.
Une poursuite dans les couloirs de la bibliothèque, une love story, une dénonciation du tout numérique, les thèmes sont nombreux et c’est écrit comme un page-turner.
Un excellent volume de cette non moins excellente collection.
La guerre des livres, Alain Grousset, Gallimard Jeunesse Hors-piste
14 mars 2009
Drôlatique
En période de convalescence, un livre d’Evanovich devrait faire partie de l’ordonnance !
Dans ce neuvième opus, nous retrouvons tous les ingrédients classiques de cette série. Ranger et ses mystères, Morelli et sa présence sexuellement active, Lula qui entame des régimes, et cela vaut son poids de cacahuètes ! Vinnie toujours absent, la famille Plum toujours très « sereine », La famille Morelli et les visions de la grand-mère…
Un indien disparait quelques jours avant le terme de son visa ! Il part avec le chien de sa fiancée !
La mère de celle-ci va demander à l’agence de le rechercher.
Morts en série, et Stéphanie va être la proie d’un sérial killer qui la transforme en jeu ! Sur le web, cinq joueurs vont se battre ; le vainqueur aura la chance de pouvoir tuer Stéphanie !
Flambant neuf, Janet Evanovich, Pocket
11 mars 2009
Ce livre est un mystère !
Voilà un livre de jeunesse de 500 pages ! Il va être
rejeté par cet aspect…
Voilà un livre très noir, par son illustration ! Il va décourager le jeune lecteur…
Voilà un livre qui pèse son kilo ! Il va être abandonné à cause de sa lourdeur…
Pourtant, dès que l’on commence à le lire, la magie opère. Tout de suite, le jeune Hugo Cabret est sympathique et l’on essaye de comprendre sa quête. L’abondance de dessins fait avancer l’histoire très rapidement. Ils sont très beaux, un crayonné très classique, un peu naïf, mais diablement parlant.
L’histoire est celle de ce jeune garçon, Hugo, passionné par la mécanique de précision. Il gagne sa vie en remontant les pendules de la gare du Nord. Son rêve est de réparer un automate… Pour cela, il n’hésite pas à voler des pièces dans le magasin de jouets dune galerie pour le réparer… C’est là qu’il va rencontrer et trouver des solutions pour remettre en état son automate. Celui-ci lui délivrera un message…
Je dois avouer que j’ai trouvé le scénario un peu simpliste et manquant d’intrigues. Mais ce point négatif est très largement contrebalancé par les personnages et les dessins !
A lire pour son graphisme, sa tendresse !
L'invention de Hugo Cabret, Brian Selznick, Bayard Jeunesse
07 mars 2009
Beau, tout simplement beau
Un nouveau livre de Shimazaki est toujours pour moi une
promesse de plaisir de la lecture. Pour l’instant, cette auteure ne m’a jamais
déçu ! Que cela soit dans sa série sur le poids des secrets ou dans
Mitsuba. Avec ce dernier, elle démontrait que son œuvre ne se cantonnait pas à
une seule série.
Zakura se rapproche de la série du poids des secrets, car il y est question de la guerre et de la disparition des prisonniers, de la survie d’une fratrie sans le patriarche !
Le grand frère raconte sa vie après guerre quand il a du arrêter ses études pour prendre en charge la famille. La mère n’a qu’un petit boulot et il y a trois frères et sœurs beaucoup plus jeunes. La mère attend toujours le retour de son mari.
L’action se situe longtemps après : la mère devient sénile. Elle ne reconnait personne et ne parle que de son mari qu’elle attend.
Les rebondissements vont donner à ce livre un rythme soutenu, et tiennent le lecteur dans l’expectative sur ce père disparu.
Un point négatif toutefois, l’âge du petit fils, il aurait trois ans mais il semble plus proche des huit ans.
Inconditionnel de cette auteure je reste !!
L'avis de Frisette . Si je vous ai oublié, dites le moi !
Zakuro, Aki Shimazaki, Actes Sud
03 mars 2009
Ecolo-Polar
Le gang dont il est question est un groupe de trois
américains légèrement asociaux, euphémisme !
Un docteur amoureux de la nature et de sa femme qu’il va entrainer dans leur dérive. Un garde forestier et un ancien du Viêt-Nam ! Trois hommes et une femme unis par leur amour des grands espaces américains.
Leur projet est de détruire des ponts, des lignes électriques, des panneaux de publicité, tout ce qui détériore le paysage… Et but suprême, un barrage !
Nous avons affaire à un groupe hétéroclite et totalement cinglé ! Mais combien sommes-nous à avoir rêvé un jour de détruire ces panneaux de pubs le long des routes ? De là à le faire… de même un pont est probablement une monstruosité pour l’œil , mais de là à le détruire !
C’est ce délire farfelu qui va servir de fil conducteur à la poursuite entre les forces de l’ordre et nos « écolos ».
Cet ouvrage est plein d’humour et les personnages sont très attachants. Le livre se déroule par petites histoires racontées par les quatre, même si l’ancien du Viêt-Nam a un rôle dominant.
Une lecture agréable pour un délire dans de somptueux paysages, décrit avec amour !
Le gang de la clef à molette, Edward Abbey, Gallmeïster







