31 octobre 2009
Une vieille amourette sur un cadavre…
La Finlande est le pays nordique le plus discret en matière
de roman policier. Pourtant Leena Lehtolainen a commencé une série de la même
veine que Lackberg ou Eriksson.
Pour ces trois auteurs, la recette, le script, sont un peu identique, à savoir : une femme enquêtrice à la tête d’une équipe se retrouve face à une série de meurtres ; sa vie intime est perturbée ; les relations interne à l’équipe d’enquêteurs. Ainsi sont posés les trois fondements de ces romans nordiques.
Derrière ce tronc commun, il y a l’enquête et la découverte d’un monde à part. Le cœur de cuivre se situe dans un petit village touché par la mondialisation et la fermeture de la dernière mine.
Afin de sauvegarder le village, la transformation de la mine en musée, l’installation d’artistes peut également faire espérer une nouvelle ère pour ce village.
Mais lors de l’inauguration du musée, la directrice se tue ! Mauvaise publicité !
Son petit ami est un ex de Maria Kallo et cela ne simplifie pas l’enquête ! Elle va devoir faire preuve de neutralité, mais qu’en est il des sentiments réciproques de ces deux là ?
Un coeur de cuivre, Leena Lehtolainen, Gaïa
28 octobre 2009
Roses
Offert à ma Souris ! ou pour le plaisir du photographe ??? les 2 et l'important c'est d'offrir
25 octobre 2009
Humour so scottish
Le troisième opus de cette série est de la même trempe que
les précédents … Et si ce n’est que le troisième traduit en français, il y en a
déjà deux autres en anglais !
La PAL d’un sérialecteur ne sera donc pas au régime !!
L’originalité de cette série est son propos. Elle nous relate la vie des occupant du 44 Scotland street. Certains ont déménagés, d’autres sont partis à l’autre bout du monde, mais nous continuons de les suivre.
Leurs relations, leurs amours, leurs études, leurs vies…
Dans ce volume j’ai particulièrement apprécié le voyage de Bertie à Paris. Cet enfant surdoué prend de plus en plus de place dans Le roman au grand désarroi de sa mère.
Envie de vous remonter le moral, de sourire, rire… ce livre est pour vous !
L'amour en kilt, Alexander Mc Call Smith, 10/18
21 octobre 2009
Résistance
Ce tout petit livre est édité par un tout petit éditeur…
mais quel éditeur ! Ami de la littérature nordique si vous en croisez un,
n’hésitez pas.
J’en ai six dans ma bibliothèque, et ils sont tous bons (un est moyen, tout de même). « Le meurtre de Léon Culman », de Reuter Bjarne, et « Village fermé » de Fridell Folke sont mes préférés.
A vous de voir, et de lire.
En cette période trouble où les petits éditeurs sont chassés du Salon du livre…
L’auteur est un écrivain du début du XXème siècle qui a séjourné à Paris et connu Zola, Daudet et Maupassant. Il a traduit Daudet en finnois. Il est donc un adepte de la littérature naturaliste française et de son œuvre. Cet ouvrage, entre autres, en est grandement influencé.
Il s’agit ici d’une série de nouvelles au message simple : la liberté, la résistance à l’occupant. Comme tout recueil, elles sont plus ou moins intéressantes, mais je dirai que l’ensemble est très bon. Je note principalement « genévrier », « le vieillard sur le cap », et « les feuilles ».
J’ai immédiatement fait le lien avec la littérature prolétarienne des années 30. C’est par ceux-ci que j’ai découvert la littérature nordique (la bêche et la plume de Philippe Bouquet) par exemple. Une invitation à découvrir cette littérature, des récits de vie, nous relatant des conditions d’existence à cette époque... Pour une lecture plus contemporaine il y a les polars…
Le peuple genévrier, Juhani Aho, L'Élan
18 octobre 2009
A quand la quatrième enquête ?
Ce livre est le deuxième de la série, qui en compte trois à
ce jour. C’est souvent le plus difficile pour l’auteur, après un premier livre
très réussi, il faut concrétiser, ne pas récrire le même roman.
Le point commun de ces trois ouvrages est le plaisir à être lu qu’ils procurent. Certes, ce ne sont pas des thrillers, tant à la mode, ce sont de bons vieux polars avec un privé teigneux…
Un ami d’enfance est recherché pour crime. Il nie, mais tout l’accable ! Surtout une vidéo de sécurité sur laquelle on le voit sortir d’un pavillon qui va brûler, et dans les cendres duquel se trouve un corps, assassiné.
Perry refuse de croire que son ami est un assassin. Il le retrouve, ivre, dans un bar. Il en sortira pour se faire renverser par une voiture de police, et meurt. Justice est faite… sauf pour Perry.
Une belle enquête, avec de beaux seconds rôles, des liens entre les crapules et les innocents sont anciens. Les liens avec la mafia, les opérations immobilières et les flics véreux sont le fumier servant d’engrais à ce passionnant polar.
Et que justice soit faite, Michael Koryta, Seuil
PAL = 126
PAL 2009 = 31
PAL 2008 = 21
PAL 2007 = 19
PAL Série = 24
15 octobre 2009
Promesse d’ivrogne ?
Varg accepte d’accompagner un client à Oslo. Il doit y régler
une dette de jeu et négocier une remise pour les intérêts. Dans le monde des
paris, on ne rigole pas avec les dettes ! Cela se passe très bien, trop
bien... Le client repart le soir même avec l’esprit libre. La dette est effacée…
Seulement, il sera tué dans le train du retour.
Varg est resté à Oslo pour rendre visite à son fils et lors de l’entretien il a croisé la femme. Il n’échappera que par miracle à la mort. Et ici, le miracle aura l’apparence d’une secrétaire intérimaire qui le prévient de l’arrivée d’un tueur, en même temps qu’elle l’héberge chez elle…
C’est en regroupant leurs informations qu’ils vont mettre à jour une curieuse association de malfaiteurs.
Alors promesse d’ivrogne ?... notre détective reboit, oui ! Mais modérément. Et moi j’ai été emballé par cette nouvelle enquête. Une galerie de salauds, une machination et des découvertes surprenantes font de ce livre un roman à lire d’une traite.
Les chiens enterrés ne mordent pas, Gunnar Staalesen, Gaïa
PAL = 125
PAL 2009 = 30
PAL 2008 = 21
PAL 2007 = 19
PAL SÉRIE = 23
12 octobre 2009
Rats de bibliothèque
Voilà un roman qui m’a fait de l’œil dès sa sortie ! Je n’ai pas résisté à le mettre dans ma
PAL. Il n’y ait resté que trop longtemps…
La quatrième de couverture commence ainsi : « Autobiographie d’un grignoteur de livres… ». Je ne sais pas pourquoi, cela m’a fait penser à quelqu’un… Mais je ne vois pas qui ? (Je n’ai pas de glace devant moi !?).
Ce rat naît dans les bas-fonds, au milieu d’une portée de treize rats, et c’est le plus chétif. Paradoxalement c’est cela qui va le sauver. Comme sa mère est une ratte alcoolique, ses frères et sœurs plus costauds vont « tétiner » goulûment l’alcool présent dans le lait maternel ! Pour Firmin, il ne restera que quelques gouttes, mais sans alcool. Le nid dans lequel il naît est fait de feuilles de livres que sa mère a déchirées. C’est là qu’il va apprendre à lire. Ensuite il vivra longtemps dans une librairie, puis chez un écrivain.
C’est plein d’humour, de références livresques. Et puis, c’est aussi c’est un beau conte sur la différence.
Je ne suis pas tout à fait neutre, car j’ai toujours eu un faible pour les rats, en statues pas en « vrai ». Le mot rat évoque pour moi le rat de bibliothèque…
celui qui lit, l'ancien
lecture commune à 2
lecture commune à 3
Ecoute clandestine ou sieste ?
une intruse
Zen et littérature
Écoute discrète
Écoute attentive
Chat ch'ai pour la ch'ouris
Firmin, Sam Savage, Actes Sud
08 octobre 2009
Déçu
De nouveau un éditeur que je ne connaissais pas ! Un
suisse cette fois. Je l’ai découvert dans une librairie japonaise... Que
faisais-je dans une librairie japonaise, ne lisant pas le japonais ?
J’accompagnais ma souris ! Elle ne lit pas non plus le japonais, mais elle
y trouve des livres pour ses bouts de tissus… et les graphiques lui permettent
de comprendre (à peu près) comment réaliser les modèles.
Tout ça pour dire que ce n’est pas toujours de ma faute si ma PAL s’accroit. (mauvaise foi typique, NDLS)
Ce livre est très bien vendu sur la quatrième de couverture, sur le site vous en aurez un aperçu.
Une française vivant au Japon depuis plus de trente ans nous raconte sa vision du Japon par le vécu.
Pas de commentaires, pas de longues réflexions. Non, ce livre est une accumulation de petits instants de vies. Des détails de la vie de tous les jours, des anecdotes…
Cela donne à l’ensemble une lecture abstraite, diffuse. J’ai eu du mal au début à en comprendre le lien, il n’y en a pas, ou presque.
Ce n’est qu’après un certain temps que l’on s’aperçoit, petit à petit, que nous nous imprégnons de cette ambiance.
Une déception au final, un peu plus de commentaires, une architecture thématique m’aurait semblé plus judicieuse.
Tokyo mémories, Muriel Jolivet, Antipodes
06 octobre 2009
Un autre Paris sous nos yeux
L’auteur par l’intermédiaire de son éditeur m’a proposé son
livre. Souvent je refuse... Mon choix de lecture m’est propre et je ne tiens
pas à lire, trop souvent, les mêmes livres que vous, amis lecteurs. Trop
souvent le même livre, en même temps, sur plusieurs blogs, cela me fait penser
qu’il s’agit d’une opération de pub et non d’un vrai choix, d’une découverte.
Et cela a tendance à me faire fuir ces bouquins là… Que lisons-nous ? Nos choix ou ceux que la blogosphère
nous dicte ? C’est un vaste débat… Revenons à ce livre. Ma PAL ayant diminuée, je me suis
permis un petit extra (une rechute) et j’ai donc accepté ce polar. Un petit éditeur, avec une idée prometteuse, policier et rock’n roll, c’est la
principale raison qui fit de ma PAL une victime. Une série (chouette !!) : Une journaliste, Mona
Cabriole va nous faire découvrir les arrondissements de Paris grâce à la plume
de différents auteurs. Pas révolutionnaire comme idée, très tendance même, mais
l’important est que cela soit bien réalisé. Ce volume est l’œuvre d’Antoine Chainas, je ne connais pas ses
écrits qui va nous faire découvrir le 12ème arrondissement. L’enquête va nous entraine à l’institut médico-légal du quai
de la Rapée et dans le milieu des fêtards tendance gothique, marginaux et
underground. Une enquête très vive, rapide. En deux cents pages, Mona va
être happée dans ce monde de la nuit. Le lecteur aussi est happé par l’intrigue et ses personnages
excentriques. Six pieds sous les vivants, Antoine Chainas, La Tengo Editions
04 octobre 2009
Big (funny) brother
Je n'ai pas le courage d'écrire, alors un clin d'oeil d'une récente promende à Paname.





















