31 janvier 2010
Neutre
PAL Total = 127 (+11 -11)
PAL 2010 = 8 (+12 - 4)
PAL 2009 = 31 (-8)
PAL 2008 = 18 (-2)
PAL 2007 = 17
PAL 2001 -2006 = 17
PAL 1977 -2000 = 36
Qui dit mieux ? Le cercle littéraires des amateurs d'épluchures de patates, vous connaissez ?! J'en suis à cinq exemplaires ! Il est complètement fou, vous dites-vous déjà ! Mais non ! Pas tant que ça : Un peu d'histoire donc...
1 - Au début, j'ai demandé à une collègue de me l'acheter chez Fr... Loisirs .
2 - Puis, il est sorti dans une "vraie" maison d'édition, ma Souris l'a immédiatement acheté et a donné le précédent. Il heurtait son côté "bobo, intello-snob..." (c'est vrai, je trouvais la nouvelle édition beaucoup plus chouette, NDLS)
3 - Cet été, à Jersey, je l'achète et tente de le lire en anglais, trop complexe pour moi !
4 - Le jour de l'an , un ami nous présentait sa nouvelle amie... Depuis trente ans, nous nous offrons tous les ans à cette époque un livre. Ne la connaissant pas, je décidai de lui offrir cette "valeur sûre". Nous ne savions pas qu'elle était prof d'anglais ! je lui ai donc offert la VO !
5 - La semaine dernière, pour un Noël, très en retard, mon beau-père me l'a offert !
Vous voyez que je ne suis pas fou... Pas totalement !?
28 janvier 2010
Le roman social
Ce livre se démarque par une très belle couverture, car
cette maison d’édition nous propose toujours des ouvrages très soignés.
Ce roman se passe dans le bateau-usine , il est divisé en plusieurs zones. Les marins, qui sont là pour diriger le bateau sur les bans de crabes. Les pêcheurs qui lancent les filets et récupèrent les crabes. Les ouvriers enfin, qui cassent les carcasses des crabes et mettent la chair en boîte.
Toute cette organisation demande une gestion du personnel complexe, car partir plusieurs mois en milieu fermé est une épreuve...
Mais nous sommes en 1929 et la seule loi sur le bateau, c’est le représentant de l’armateur qui la dicte. Il le fait d’une main de fer : matraque, fouet, et châtiment exemplaire sont monnaie courante. Le capitaine du bateau n’ose pas intervenir, même quand il s’agit de sauver ses marins. Alors quand un bateau lance un SOS, le choix est vite fait… le ban de crabe ou la survie d’une dizaine de marins…
La révolte devrait éclater, mais l’intendant est malin, très malin…
Ce livre est un classique de la littérature prolétarienne japonaise, c’est aussi le premier que je lis. Il relate la même exploitation et l’esprit de révolte contre capitaliste qui ont régnés ailleurs dans le monde.
Belle découverte que ce roman. L’esprit de révolte devrait être partout de tous temps…
C’est chez Catherine que j’ai découvert cette perle. Depuis Choco est également tombée sous le charme
Le bateau-usine, Kobayashi Takiji, Yago
25 janvier 2010
Histoire de la colonisation au Canada
Il y a très longtemps… très très longtemps, à l’échelle d’un
lecteur, j’avais noté dans ma LAL un livre sur le Québec et son histoire. C’est
sur l’excellent blog d’Allie que je l’avais repéré.
Elle en fait un très long commentaire, reprenant chapitre par chapitre le sommaire de cet ouvrage.
Il reprend l’histoire de la colonisation du Québec par la France au XVIème et XVIIème siècles. Il ne s’agit cependant pas d’un livre d’histoire politique, mais d’un livre entre histoire, ethnologie et sociologie. La vie des habitants décrite par le détail.
Tout son attrait passe également par une iconographie brillante et pertinente.
Comme il s’agit d’un « beau » livre, je veux dire par là un livre au format A4 (ou presque) j’ai décidé de lire ce livre à dose homéopathique, c’est à dire un chapitre de temps en temps, le samedi ou le dimanche au fond du lit.
Je ne saurais quebvous conseiller de vous le faire offrir, il a le format du cadeau, si vous voulez revivre cette époque dans le pays proche et lointain.
Chercher fortune en Nouvelle-France, Jean-Pierre Hardy, Libre expression
22 janvier 2010
Une brillante chute
Je n’apprécie pas souvent de lire des pavés, et celui-ci pèse
la modique somme de 600 pages… mais il s’agit d’un Iain Pears !
Sa série sur le monde de l’art avec son duo d’enquêteurs, Flavia et Argyll, m’avait énormément plu.
Dans ce volume volumineux, il sort du monde léger de l’art, pour celui de la finance.
Le livre est divisé en trois parties rétroactives.
La première nous apprend la mort de John Stone. Sa femme, afin de pouvoir hériter doit retrouver son enfant. Or, personne ne savait qu’il avait un enfant… sa très belle femme n’entame pas cette quête par appât du gain, elle est suffisamment riche, mais par curiosité.
Elle va engager un journaliste afin qu’il écrive une biographie sur son mari.
Leurs rapports et le passé étrange de ce couple m’a littéralement captivé.
La seconde partie, évoque la rencontre du couple. Mais elle est surtout là pour expliquer la fortune de John Stone. Il s’agit d’intrigue politico-financière et d’espionnage industriel… je me suis un peu ennuyé, mais la personnalité du couple retient quand même le lecteur.
La dernière partie, donne la clef de l’énigme entre tous les personnages. Elle se situe à Venise et à nouveau de longs chapitres sur les bilans des entreprises et leur beauté, la joie de lire un bilan… même comme comptable, je n’ai jamais trouvé un plaisir tel qu’il est décrit, à lire un bilan !
Vous l’avez donc deviné je suis sortie de cette lecture avec un avis très mitigé. Des longueurs, des passages inintéressants, mais une intrigue très prenante, et de très nombreux rebondissements. Et un final extraordinaire.
La chute de John Stone, Iain Pears, Belfond
Le commentaire d'Elianthe
19 janvier 2010
Le racisme au quotidien
Pour changer des romans suédois, voici donc un roman
norvégien !
Robert Bell est journaliste dans une petite ville de province, Odda. Celle-ci se retrouve sous les feux de l’actualité à cause d’un meurtre raciste. Les coupables sont évidemment les serbes… tout le monde le sait ! Mais comment la police peut elle le prouver ? Et la rumeur a t-elle forcément raison ?
Notre journaliste n’en ai pas si sûr. Il a même de sérieux doutes... Comme son frère, policier, lui.
Tous les médias vont vite faire le lien et vouloir réunir les deux frères. Mais ils s’entendraient bien si une femme ne les séparait. La femme du policier est la maitresse de son frère…
Ce livre n’est pas à proprement parler un polar, mais un roman sur les dérives d’un homme face à la rumeur, en face d’un amour impossible.
Un excellent roman sur l’autre.
Ne réveillez pas l'ours qui dort, Frode Grytten, Denoël
16 janvier 2010
Du vécu
Ce soir, entendu au V... sur les Champs Elysées, au rayon polar.
Deux jeunes garçons d'une vingtaine d'années
- j'ai lu celui-ci, génial.
- les livres ils sont classés par le nom ou le prénom ?
No comment.
Etonnnant ce polar !
Une série de meurtres dont les victimes sont généralement des clodos, des émigrés... Un flic « serial spécialisé » nommé Ballard mène l’enquête...
David est un suspect, et pour Ballard, c’est même le principal suspect.
A chaque mort, David se retrouve sans alibi. Pourtant il sait qu’il n’est pas le coupable, alors qui ?
Un excellent polar, une intrigue où de nombreuses pistes se croisent. De nombreux seconds rôles très présents, du rythme et un brin de folie avec cette maison loufoque, ce quartier plein de surprises architecturales...
Toutefois un bémol, la lubricité des femmes est à mon avis un peu exagérée !
L'évangile selon Jacques-Lucas, Cyrille Audebert, Sinbadboy Editions
Une suite est sortie, là
12 janvier 2010
En attendant le troisième volume
Nous retrouvons cette famille de 1930 à 1965. Elle est
maintenant bien installée aux Etats-Unis.
Cette saga est toujours une compilation de documents, d’interviews et de récits. C’est tout son charme et ce qui rend ce livre envoutant, passionnant.
Grâce à l’arbre généalogique en début du volume, le lecteur peut, chapitre après chapitre, retrouver exactement la place de chacun. C’est un détail qui compte, car en lisant un volume par an, j’avoue ne pas toujours me souvenir de tous les personnages...
Mais le charme de la lecture opère toujours, toutefois si vous n’avez pas commencé à lire celle-ci, je vous conseille d’attendre la sortie du troisième volume afin de tout lire d’une traite.
La saga des mendelson T2 les insoumis, Fabrice Colin, Seuil
09 janvier 2010
Catholiquement incorrect
La dernière aventure de Sister Fidelma se terminait par
l ‘enlèvement de son fils. C’est donc sans surprise que Fidelma et son
mari, à l’essai, vont mener cette enquête.
Les faits sont nébuleux. Un enfant boitant est venu à Cashel pour donner un message à la nourrice. Le soldat ne connaît pas cet enfant et ne peut le décrire car il était sourd et muet, et dans la nuit il n’a pas vu sa figure. A la lecture du message, la nourrice emporte le bébé et sort du château… Elle prend un chemin pouvant la mener chez sa sœur, mais elle trouve la mort dans la forêt et le bébé disparaît.
Quelques jours après, une demande de rançon arrive. Elle émane des voisins les Ui Fidgente qui réclament la libération de trois de leurs chefs emprisonnés, depuis leur dernière défaite.
Fidelma va suivre cette piste. Un chausson du bébé est remis, prouvant la détention du bébé.
Eadulf, quant à lui, préfère suivre une autre piste, celle des lépreux, ils se promènent toujours avec une cloche, comme l’enfant messager.
La séparation du couple est opportune car il est en crise. Cela fait un an qu’ils sont mariés et c’est le moment de faire un choix… Car ils se sont mariés, avec une période d’un an à l’essai !
Une enquête complexe, avec plusieurs pistes et comme toujours une découverte des mœurs de l’époque : Le mariage à l’essai pour les ecclésiastiques !
La cloche du lépreux, Peter Tremayne, 10/18
Chez Lishbei j'ai trouvé ce très beau logo !
pas de concurrence, un complément .
06 janvier 2010
Livre pour LCA
Le livre cadeau, à offrir, ou à se faire offrir pour tout
LCA qui se respecte !
L’auteur est allé chercher dans la revue New Yorker, une série de dessins ayant comme sujet… Le Livre !
Un vrai plaisir ! Toute la chaine du livre est là : les auteurs, les éditeurs, les publicistes, les critiques, les libraires, les bibliothécaires, les lecteurs. Mais les bloggeurs sont absents, pour combien de temps…??
Malheureusement, je n’ai pas trouvé d’illustration et comme il y a beaucoup de dessinateurs je ne peux pas parler du style.
Feuilletez-le, vous l’adopterez !
Pour Solenn c'est un petit bijou
New Yorker, l'humour des livres, Jean-Louis Chiffet, Les Arènes










