28 février 2010
Moins 1
PAL Total = 126 (+7 -8)
PAL 2010 = 12 (+7 - 3)
PAL 2009 = 26 (-5)
PAL 2008 = 18
PAL 2007 = 17
PAL 2001 -2006 = 17
PAL 1977 -2000 = 36
Fier de moi, moins un c'est pas terrible mais surtout sept acquisitions c'est très peu... Quoique en dise la souris
J'ai fait du ménage dans mes liens de blogueurs, si vous voyez une erreur merci de me le signaler, ou si vous voulez un lien, je mets à jour tous les mois...
25 février 2010
Roman bluffant
Le P’tit Lu est le meilleur gâteau du monde ! Na ! Mais avec du chocolat, pas avec du raisiné... En prenant ce livre, ce sont le titre et la couverture qui m’ont attirés.
Bien m’en pris !
Sylvie en a assez de sa vie avec sa mère dans le nord. Elle veut aller à Paris. Le concours de fonctionnaire de police lui permet d’espérer… Manque de chance, ce sera Nantes. Toujours très motivée pour être mutée à Paris, elle prend pour amant son commissaire… Dans l’espoir d’avoir son appui pour cela.
Mais cet idiot se prend au jeu de l’amour. Elle décide donc de le larguer.
Lors d’une perquisition à deux, ils vont découvrir une cache d’armes et cinquante millions en petites coupures…
Elle ne va pas réfléchir longtemps et décide de ne pas partager. Un amant de moins, une veuve de plus…
Mais comment s’en sortir ? Quand on fait partie de l’équipe en charge de l’enquête, cela complique tout. Mais cela facilite les choses aussi…
Car elle l’a tué d’une balle et la balistique en retrouve cinq.
Très drôle, angoissant et tous les personnages sont multiples. Un grand plaisir !
Du Raisiné sur le P'tit Lu, Alain Vince, Terre de Brume
PS : il est sorti en poche chez cet éditeur
22 février 2010
Beau car triste
Si vous croisez ce livre chez votre libraire favori, la
première chose qui vous attirera, ce sera la couverture (normal)… mais dans le
cas de celui-ci, la dessin ne pourra que vous capter.
Si vous allez plus loin et que vous le feuilletez, le charme opérera à coup sûr, et vous ne devriez pas le reposer !
En juin 45, les bombardements détruisent des villes entières au Japon. C’est la maison familiale qui part en flammes, la mère est tuée, et il ne reste que les deux enfants. Le père est parti à la guerre, depuis pas de nouvelles…
C’est l’errance de ces deux enfants, leur tentative de survie qui est au cœur de ce très bel ouvrage.
Le texte est dur, triste, mais il est beau. C’est un livre poignant.
La tombe des lucioles, Akiyuki Nosaka, Picquier
Mais j’insiste sur la beauté graphique et la parfaite symbiose entre texte et image.
19 février 2010
Jeunesse japonaise
Saya est le prénom d’une jeune fille japonaise. Elle
découvre sa sexualité par l’intermédiaire d’un vieil homme et de dessins
pornographiques. Elle acceptera de se soumettre à cet homme. Mais très
rapidement, il n’arrivera plus à la contenter, elle recherchera alors un autre
homme.
Elle va rencontrer Jinwaki, cadre d’un grand magasin. Celui-ci vient d’être licencié par son entreprise, un peu perdu par cette nouvelle, il se retrouvera dans un bar et y rencontrera Saya. Leur rencontre, improbable, va bouleverser leurs vies.
La troisième personne de ce livre est la femme de Jinwaki. Kaori est l’archétype de la femme japonaise, soumise à son mari, et à sa belle mère. Son seul réconfort est son petit chien.
Ce roman est plus qu’un énième roman sur l’adultère. Chaque chapitre donne la parole à un des trois protagonistes. J’apprécie énormément ce style, car il permet de voir tous les aspects et les points de vues.
Le roman se déroule doucement, à un rythme lent, on sent la chute inexorable de ce cadre quand… une chute splendide, originale... Qui laisse le lecteur sans voix…
Ce roman est beau et le scénario est aussi vicieux que Saya !
Saya, Richard Colasse, Seuil
17 février 2010
SF télévisuelle
C’est un grand succès sur les blogs, pourtant au départ, j’étais
peu tenté. Le thème me semblait un peu faible…
Tous les ans les Hunger Games sont organisés. Il s’agit d’un affrontement à mort entre vingt-quatre candidats, dits tributs. Ils sont tirés au sort dans les douze districts. Un garçon et une fille. Le combat à mort a lieu dans une arène et est télévisé.
Du déjà vu, Le prix du danger et la guerre olympique sont les deux références qui m’ont fait hésiter à lire ce remake.
J’avais tort, ce livre est envoutant. La psychologie des personnages et le rôle des médias supplantent le scénario convenu. Les personnalités de Katniss et de son amoureux transi nous font vivre leurs aventures avec un certain décalage.
J’attends le tome deux avec l’espoir que le côté social et politique seront davantage développés.
Sophie, Pimprenelle, Theoma, je vous laisse suivre les liens pour plus d’avis, mais si vous voulez le vôtre, demandez-le !
Hunger games, Suzanne Collins, Pocket Jeunesse
14 février 2010
Ne passer pas à côté
Ce roman fait beaucoup parler en ce moment. Il fait
l’actualité notamment dans des articles parus dans l’Histoire et Marianne et leurs
réponses !
Ce roman, car ce n’est pas un livre d’histoire, commence par des notes ou l’auteur précise que la première partie du livre est un emprunt au film de Claude Lanzman « Shoah », la seconde est un résumé du livre de Jan Karski paru en 1944, seul la troisième partie est une pure fiction.
La première partie nous relate donc ce que le Juste, Jan Karski, a vu en Pologne au début de la guerre. Comme d’habitude, ces pages sont assez difficilement supportables. Mais elles ont la gentillesse de ne pas être trop nombreuses.
La seconde nous en apprend plus sur sa vie et sa mission. C’est passionnant à lire.
La troisième est la partie contestée. Il y expose de manière fictive l’entretien entre Jan Karski et Roosevelt. Mais il développe aussi la thèse historique réhabilitant la Pologne.
Un lobby-anti-juif en Angleterre et aux USA aurait fait pression pour que les alliés n’interviennent pas pour contrecarrer les plans de l’holocauste. Par ce fait les alliés seraient responsables de la shoah. Leur passivité valant acceptation.
Le procès de Nuremberg ne serait qu’une mascarade pour se dédouaner et laisser les allemands seuls responsables.
La Pologne est montrée du doigt pour son antisémitisme de manière exagérée afin de rassurer les alliés du continent. Mais cet antisémitisme serait grandement exagéré pour Karski et la Pologne paye sa résistance à toutes les dictatures. Elle est le seul pays à n’avoir pas collaboré avec l’occupant. Ce n’est vrai que concernant ce dernier point, je me souviens de mon grand-père me vantant ce fait ! Mais je me rappelle également de l’antisémitisme « naturel » de ma grand-mère…
C’est donc une lecture passionnante et riche que je vous conseille, avec en plus la recherche des commentaires et explication supplémentaire
Ne passez pas à côté.
Jan Karski, Yannick Haenel, NRF
Prix Interallié 2009 et Prix du roman FNAC
12 février 2010
La loi du marché
C’est le second volume de cette série que je lis. Le
premier m’avait bien plu. Ces romans d’une centaine de pages sont un genre
nouveau et leur format fait à la fois leur force et leur faiblesse. La force du
verbe et de la dénonciation et la faiblesse d’une intrigue trop rondement menée.
Morgado est embauché pour enquêter sur la disparition d’enfants. Une opération chirurgicale réussit. Des parents sont anxieux, leur enfant est sur la table d’opération, une greffe. Une femme fait le lien.
Un très bon roman dénonçant l’ignoble, mais un polar un peu faiblard, la principale cause en étant le format.
Loverboy, Gabriel Trujillo Munoz, Les Allusifs
Mais le charme de cet enquêteur atypique opère, un bon moment de lecture, court.
08 février 2010
A lire, à lire, et à relire
Avec un tel titre et une couverture aussi jolie, un LCA ne peut résister…
Ce petit ouvrage est une série d’histoires avec un thème commun : Mlle Tamara associe toujours ses lectures à un fruit. Elle les découpe en morceaux, et selon son humeur mange ce fruit au fur et à mesure de la progression de sa lecture.
Huit de ses aventures nous sont relatées, certaines s’entremêlent, certaines sont indépendantes.
C’est très beau, très bien écrit, mais mon enthousiasme est un peu refroidi par mon côté très très cartésien. Donc les lettres qui disparaissent, les malédictions qui s’enchainent me laissent sceptique.
Dommage, cependant si vous acceptez ce côté « original », n’hésitez pas ! Car c'est du pur plaisir de LCA
La bouquineuse, Zoran Zivkovic, Xenia
06 février 2010
De la Tour de passe passe
Troisième opus pour cet inspecteur atypique. De retour à
Rennes il est chargé de superviser la sécurité d’une exposition de peinture.
Quatre tableaux de George de la Tour, vont être réunis.
La sécurité est déjà en place : des spécialistes ont tout mis au point pour que tout ce passe sans souci.
Un simple contrôle pour notre commissaire…
Malheureusement, le lendemain de l’inauguration, le commissaire de l’exposition est retrouvé assassiné !
Le commissaire Workan et son équipe sont tout de suite sur place, mais Workan apprend que son cousin n’est pas loin…
La brebis galeuse de la famille va voler ces tableaux. Comment ? Avec machiavélisme !
Un excellent polar, par son enquête et ses rebondissements. Un artifice diabolique rendra tous les systèmes de sécurité inopérants ! Un polar drôle : les scènes du début dans la voiture des quatre voleurs sont pour le moins amusantes.
Les relations entre les équipiers sont toujours la source de conflits, donc de gags ! Et cela se vérifie pour les deux camps. D’un côté les voleurs dont l’ignorance et la bêtise engendrent des scènes cocasses, de l’autre, les enquêteurs dont la haine et la jalousie sont les seuls points communs.
Mais n’oubliez pas l’enquête ! L’humour n’est pas l’ingrédient unique… Un vol extraordinaire et une enquête irrévérencieuse, mais … géniale !!
L’auteur réussit à nous rendre cette équipe sympathique, malgré tous leurs défauts, comme dans le premier.
Un point négatif et de taille : le changement de la chartre graphique de cet éditeur ! Positivons, j’ai les deux premiers volumes et ils vont devenir collector ;-)
L'Avis d'Yvon
02 février 2010
un polar à déguster
Alice est fonctionnaire, elle fonctionne à la DGCCRF, (direction
générale de la concurrence, de la
consommation et de la répression des fraudes). Elle a comme autre qualité
d’être très belle… Et elle le sait ! Disons qu’elle le sent surtout au
regard des hommes.
Ce matin, elle est invitée à visiter un « appartement ravioli », afin de vérifier la salubrité de cette cuisine. Un appartement ravioli, est un logement servant de lieu de préparation de certaines spécialités culinaires pour les restaurants pas très regardants sur les normes d’hygiènes…
La vieille femme chinoise qui ouvre la porte comprenant que son commerce est condamné fait une crise cardiaque. Une fois tous les policiers partis, ainsi que le traducteur, Alice peut commencer son travail. Elle prend des échantillons un peu partout, mais surtout dans un frigo elle trouve des nems très lourds, la viande a été remplacé par des Louis d’or… et, cerise sur le gâteau, elle trouve un drôle de carnet…
Quand on gagne le salaire d’un fonctionnaire, trouver un tel magot est inespéré, mais la déontologie… elle était seule, personne ne soupçonne sa découverte…
Et ce calepin, il détient peut être des secrets ? Mais Alice ne connaît pas le chinois. Le traducteur pourrait peut être l’aider…
Le traducteur est dépressif, il a divorcé et il n’arrive pas à s’en sortir avec la pension alimentaire et sa femme qui le culpabilise. Alors quand une aussi belle femme l’invite à diner chez elle…
La mafia chinoise prend peur, elle craint que la vieille chinoise parle, il faut l’éliminer. Il faudra éliminer aussi le tueur.
Mais tout irait pour le mieux si un laborantin, dans les échantillons de l’appartement, ne trouvait des bouts d’os… humains.
Un univers impitoyable, une mafia redoutable, des fonctionnaires pas très honnêtes, voilà les ingrédients de cette cuisine chinoise. Le rire jaune sert de liant.
Alain et Jean-Marc apprécient cette cuisine
Le festin d'Alice, Colin Thibert, Fayard Noir








