27 mars 2010
Découverte d'une jeunessse ailleurs
Une belle couverture… Un visage contrasté : une face
dans le noir, l’autre surexposée. Intrigant ? Suffisamment pour que je
craque...
L’histoire est celle de quatre jeunes japonais vivant en colocation. Un événement va perturber leurs vies. Il s’agit de l’arrivée d’une cinquième personne. C’est d’abord davantage un invité qui s’installe sur le divan qu’un cinquième colocataire. Mais qui est-il vraiment ? Chacun des quatre colocataire aura sur ce nouveau un regard différent, et c’est cela qui donne au livre son rythme.
Ces cinq là n’ont que peu de choses en commun. Certains travaillent, d’autres sont étudiants. Il y a deux filles et trois garçons, mais pas de couple. certains travaillent de nuit, mais cela ne nuit pas à une très bonne entente.
Le livre est divisé en cinq parties. Chacune retrace la vie d’un colocataire et de l’invité surprise.
J’ai été agréablement surpris par ce roman qui est une façon d’entrer dans la vie quotidienne au Japon. Mais son principal atout est à mon sens la maîtrise d’un récit aux voix multiples très réussi.
Parade, Shuichi Yoshida, Picquier
24 mars 2010
polar attrayant
Petit polar sympa et sans prétention que j’ai vu commenté
sur de nombreux blogs. Intrigué par tant de louanges, je me suis décidé ! (Si
vous voulez un lien, faites moi signe).
Un clochard est tué et son sac volé. Qui peut avoir envie de voler un clochard ? Mais il s’avère que ce clochard là est un poète… Il ressemble à Victor Hugo, sa poésie à Baudelaire…
La commissaire n’y connaît rien en littérature. Par chance, son nouvel adjoint avant son concours de flic a fait des études littéraires et il va ainsi se retrouver en première ligne.
L’intrigue se situe dans notre univers : le monde du livre, mais ce n’est pas l’essentiel de ce livre. Le côté purement polar, l’enquête et sa résolution non plu, quoique, je ne l’ai pas trouvé sans intérêt, principalement de par le nombre important de protagonistes.
La commissaire n'aime point les vers, Georges Flipo, La Table Ronde
Le plaisir que j’ai pris à lire ce livre tient dans la personnalité de cette commissaire et la relation avec son adjoint. C’est plein d’humour et de sentiments, mais surtout cela sonne vrai
Vous voulez un bon moment de détente sans prise de tête, ce livre est pour vous !
La commissaire n'aime point les vers, Georges Flipo, La Table Ronde
21 mars 2010
Salon du Livre
A nouveau cette année je n'irai pas au salon du livre.
J'y allais avec joie car j'y trouvais les catalogues, des petits éditeurs et je rencontrais de lecteurs
mais avec internet, les catalogues sont en lignes. Les éditeurs sont moins nombreux. Nous n'avons pas la remise de 5%... les lecteurs je les rencontres virtuellement ou physiquement.
Pour trouver un petit éditeur, L'Élan, une promenade en passant par L'écume des Pages !
Ah la joie d'être parisien...
20 mars 2010
Une nouvelle série de nouvelles…
C’est le second volume de ces nouvelles du bush que je lis à
la suite (peut être une erreur ?!). Une petite déception donc car je me suis
un peu lassé de cette succession, d’histoires d’alcooliques.
La découverte des animaux est le point le plus passionnant du recueil, avec leurs soifs de suivie. Les humains ont d’autres soifs, eux !
Pour un citadin n’aimant la campagne qu’en photo (et encore), la lecture du danger à approcher ces requins, serpents, koalas et autres, ne peut que me conforter pour mon amour inconditionnel des grandes cités... Vous me direz que dans nos contrées les zanimaux sont moins dangereux, mais je n’y crois guère.
Autre caractéristique de ces nouvelles : l’alcool. Et là, c’est la routine du zinc, la tournée générale en appelant une autre… quel que soit le continent, les mœurs sont les mêmes…
Grandes absentes de ces nouvelles : les femmes ! Pourtant en se promenant en célibataire dans le bush, il devait bien en croiser ? Nous n’en saurons rien dans ce livre.
Bref, si vous êtes inconditionnel de l’auteur, allez-y, sinon, commencez plutôt par ces romans !
La vengeance du wombat, Kenneth Cook, Autrement
16 mars 2010
Déception
Un grand merci à Suzanne de « Chez les filles »
qui m’a offert ce livre et à l’éditeur. Je n’accepte que peu d’offres par
soucis d’autonomie et d’indépendance... C’est donc le second livre accepté
cette année, je dois dire que je n’en ai pas eut beaucoup d’autres, mais j’en
ai quand même refusé trois. Cinq offres en 3 mois, sans relancer les éditeurs
et en répondant souvent par la négative quitte à les décourager, je remercie
encore les éditeurs.
Ce roman parle du retour au pays d’un fils d’immigré, en Russie. J’ai tout de suite été sensible à ce thème… quoique n’ayant aucun désir d’aller vivre en Pologne !
Malheureusement, ce livre est brouillon et démarre par un premier chapitre déconcertant. L’univers carcéral en Russie, une dizaine de pages n’ayant aucun rapport avec la quatrième de couverture ! En fin le second chapitre, celui ci nous présente notre héros, sa vie, sa famille et les raisons de son départ en Russie. Ces premiers pas là bas.
Je ne ressens aucune empathie pour ce personnage, à l’image qu’il nous donne de lui même : un fils à papa, petit bourgeois mal dans sa peau ! Il ne nous montre jamais ses sentiments, que pense t-il de son ex ? Pourquoi sont-ils séparés ? Le lecteur l’apprendra peut être plus tard.
Il demande à son meilleur ami de l’argent afin de rembourser une dette de jeu et c’est un exil à Moscou qui lui est proposé. Cela tombe comme un cheveu sur la soupe.
Le troisième chapitre commence sur une autre scène, d’autres acteurs… le découragement.
Même si, je l’espère, tous ces petits bouts d’histoires vont certainement se rejoindre, je n’ai pas réussi à m’installer dans cette histoire et j’ai choisi d’abandonner
Yv a terminé ce livre et en tire comme conclusion « si vous passez sur une intrigue alambiquée et inutile, sur des personnages pas crédibles, vous pouvez partir pour un voyage instructif en Russie et à Moscou en particulier. »
Saxaoul a été plus persévérant, il a abandonné à la page 293.
Mika a un avis mitigé, un roman d’espionnage manquant d’actions et de piment, mais il espère qu’il ne passera pas inaperçu ?!?
Lucie est enthousiaste et donne un coup de chapeau à la traductrice, Madeleine Nasalik, qui a réussi à faire ressortir le style si agréable et si fouillé de l'auteur.
Uncoindeblog a été déçu que l’action ne commence qu’à la page 200
Nag a apprécié le style malgré le manque de rythme
Pom a trouvé la deuxième partie moins rébarbative et lui donne donc la moyenne !
Keisha a aimé ce roman pour son humour
Marie a un avis mitigé
Restling n'a aimé que les descriptions de Moscou
La ville insoumise, Jon Fasman, Seuil
14 mars 2010
No comment
Monsieur Jean Ferrat n'est plus, mais la c... est toujours présente, ICI ! même chez ses amis
Cela va faire PAL+1
Solidarité Féline
La Souris a trouvé une aide pour le ménage... en lui rappelant que seul le repos compte
10 mars 2010
Bon polar, une fois
Voilà un polar exotique, ce n’est pas un polar égyptien, ni
un nordique… mais un belge !
Un polar bruxellois plus exactement, et la distinction entre belge-flamands, belge-wallon et bruxellois sera au centre de ce livre.
Un jeune journaliste pigiste fait ses débuts dans la rubrique des faits divers. Il est chargé d’une affaire de meurtre dans le quartier de la gare. Antoine vient d’hériter de son grand-père un immeuble dans le quartier chaud, avec un bar … un bar à putes ! Cela fait un peu mauvais genre pour un journaliste cherchant à avoir des renseignements de la police pour ses articles...
Mais l’enquête va rebondir avec des nervis cherchant à récupérer le café, et pour cela, ils n’hésiteront pas à passer à tabac la tenancière ! Mais que cherchent-ils quand ils parlent de documents ?
C’est donc dans la vie de son grand père, qu’Antoine trouvera la solution. Ce grand-père possédait cet immeuble et personne ne le savait ! Pour un dirigeant d’une multinationale pétrolière, c’est peu banal de posséder un bordel !
Et que cache cet appartement du premier… et surtout celui, fermé, du second ?
Le thème central de ce polar est donc une page de l’histoire de la Belgique et son côté sombre…
Un très bon polar, roman noir, avec un bémol, la fin est un peu trop cousu de fil blanc…
Valériane aussi vous le conseille.
Les sirènes d'Alexandrie, François Weerts, Actes Sud
07 mars 2010
Manque de profondeur
Troisième aventure de ce détective mexicain et comme
pour les précédentes, je reste un
peu sur ma faim. Principalement à cause du format : en moins de cent pages,
cet auteur n’arrive pas à créer une ambiance policière.
Les acteurs n’ont pas de personnalités assez développées. Ils manquent souvent de finesses, leurs rôles sont trop manichéens.
L’intrigue subit le même travers, et l’on a davantage l’impression que notre détective subit l’évolution, plutôt que d’en être à l’initiative.
C’est vraiment dommage, car ces histoires sont intéressantes, dénoncent des faits peu connus et/ou, avec une couleur locale.
Une quatrième enquête est parue : 168 pages ! J’espère que la qualité prendra du volume…
Mexicali City Blues, Gabriel Trujillo Munoz, Les Allusifs
04 mars 2010
Clandestin et clandestin officiel
Ce policier là m’a très fortement impressionné par son écriture, ses personnages, son intrigue mais surtout par le côté social et la dénonciation d’une réalité insupportable.
Une voix off nous décrit le meurtre dans le détail. Cette voix reviendra rarement, mais éclairera le lecteur. C’est la femme de ménage qui est tuée, dans les bureaux vides qu’elle nettoie. Quand son collègue la découvre, il panique et se sauve…
Ce jeune homme refuse d’expliquer à la police son geste. L’employeur ne connaît pas la jeune femme, elle vivait avec une autre jeune femme qui a mystérieusement disparu depuis quinze jours.
L’entreprise, dans laquelle a eu lieu ce meurtre, est celle qui emploie Dan. Il est directeur artistique dans cette agence de pub, mais il est en dépression et pensait reprendre le travail d’ici peu. Le soir du meurtre il dinait avec son ami, le commissaire Flemming. Le voilà innocenté mais très impliqué dans l’enquête. Il connaît tous les acteurs…
Le titre énigmatique de ce livre provient de la clandestinité. Qui ne porte pas son nom ? Un clandestin ? Un travailleur immigré ne souhaitant pas être repéré ? Pour des raisons de sûreté, de sécurité, la justice peut vous demander de prendre une autre identité, une femme battue cherche à échapper définitivement à la police.
Mais les bonnes âmes sont là, sous la forme d’association d’aide pour les démunis, les femmes en perdition. Un groupe de personnes à la limites de la légalité est là pour aider ces femmes.
Les thèmes sont multiples, la dénonciation de nos travers d’occidentaux sont biens exposés.
La naissance d’un couple d’enquêteurs original que j’espère retrouver rapidement… tout comme Nina
« Karin avait elle même grandi à la campagne et s’était juré qu’elle n’habiterait plus jamais à l’extérieur d’une ville, dans ces contrées sans foi ni loi, comme elle les appelait »
Petite citation clin d’œil à une insatiable lectrice
Je ne porte pas mon nom, Anna Grue, Gaïa







