09 mai 2011
Ironie du désespoir
Après son premier livre, Firmin, j’attendais le second… que j’ai enfin entre les mains.
C’est en lisant ses écrits que nous allons découvrir la personnalité d’Andrew. Ces courriers, notes, essais, nous relate quatre mois de sa vie.
Il est le rédacteur d’une revue littéraire, Mouse, et il est en proie à une déroute financière.
Sa revue est un gouffre. Une question se pose au lecteur, en vend t-il ?
Ses immeubles sont des taudis, et les locataires ne payent que rarement leurs loyers.
Sa femme est partie vivre loin de lui, ses relations avec sa sœur sont conflictuelles, et sa mère est à l’hospice atteint d’Alzheimer.
Nous avons donc affaire à quelqu’un de déprimé, mais il tient le coup grâce à son rôle de rédacteur et à l’importance que cela lui donne. Malheureusement il n’y a que lui à connaître sa revue.
Le personnage est touchant, arrogant et un peu schizophrène. Tout l’art de l’auteur est de nous faire sourire. Ses courriers avec les auteurs, les journaux, son banquier, sont tous plein de naïveté, d’hypocrisie.
La seule critique à cet opus, ce sont les extraits de son propre roman, triste, style lourd, histoire sans intérêt… très sincèrement, j’ai fini le livre en sautant ces passages.
Mais cela ne change pas mon opinion sur ce livre, un bon moment d’ironie.
La complainte du paresseux, Sam Savage, Actes Sud







