14 avril 2009
172 pages vers ... la survie
Je déconseille vivement ce livre à Jules et Eléa qui
n’aiment pas les livres sur la guerre - voir leurs commentaires sur l’excellent
livre « Peindre au noir » - la
couverture ne fait pas le livre, ni le thème…
Par contre, celui-ci est très noir, et raconte avec force détails, une réalité de la guerre et de ses pires horreurs : l’être humain déguisé en soldat !
Donc, un survivant est embauché par un américain afin de retrouver un nazi. Nous sommes en 1945, la guerre vient de se terminer et l’Europe outre-Rhin n’est qu’un vaste foutoir, entre ruines et désolations, les humanoïdes errent... Ils cherchent dans l’oubli à se reconstruire…
Bert est un dissident au régime nazi et a ainsi passé presque dix ans dans des camps de rééducation-concentration-de la mort, à survivre !
Dans ce no man’s land ; rechercher cet ancien nazi n’est pas une chose facile. Quel rôle lui fait-on jouer ? Le duel américano-soviétique s’installe avec force. Son passé n’existe plus, alors pourquoi le réveiller ? Que peut comprendre un américain à la survie d’un miraculé ? Un ami d’enfance, cette préposition a-t-elle encore un sens ?et l’amour ?
Un roman passionnant, plein de la noirceur de l’âme humaine ! Comme le Littel ce livre remue les trippes, il a la bonne idée de ne faire que 172 pages.
Petite question : quelle part de vécu l’auteur a-t-il mis dans son livre ?
Essel , Hannibal et JML vous donnent leur propre opinion.
186 pages vers les nuages, Joseph Bialot, Métailié
04 septembre 2008
Se faire la belle
Dernier opus du prix Landerneau pour moi, ce choix n’est pas innocent, j’ai déjà lu un livre de cet auteur. Je ne l’avais pas apprécié ! Il est toujours délicat pour moi, dans ce cadre, de lire un second livre. Je l’ai donc rejeté en fin de liste, mais son tour est arrivé. Sans lire les critiques des autres bloggeurs, j’ai constaté que l’avis était souvent positif en tout cas, pas de rejet.
Albert Einstein, surnom de Sébastien Lesquettes, s’ennuie dans sa maison de retraite, il décide de se faire la belle. La belle pour la belle… il va essayer de retrouver son amour de jeunesse, pour Pascal " ce roman est un beau moment de lecture, parfois tendre, parfois
difficile, une ode à la liberté et à l'anti-conformisme, un récit
poignant relaté avec causticité, ironie, lucidité et tendresse" .
C’est bien écrit, drôle, émouvant.
Les rencontres faites au long de sa fugue vont permettre à ce vieil homme de faire encore de belles découvertes, malheureusement un peu tard.
Un très très bon roman.
Un passage (p.53) sur les nouvelles professions en « logue », dont les « connologues » !
Ps : Einstein s’est il échappé de la maison de vieillesse Les Bégonias ?
Papillon lui a donné le Prix Landerneau !
Anne manque d'enthousiasme, Caro[line] y a vu un vieux con, Fashion l'a ressenti comme caricatural et lucide, pour Katell c'est un gout d'amertume, pour Pascal "ce roman est un beau moment de lecture, parfois tendre, parfois difficile, une ode à la liberté et à l'anti-conformisme, un récit poignant relaté avec causticité, ironie, lucidité et tendresse. Lou a trouvé ce patchwork plus ou moins rafistolé, pour Lily c'est une très belle histoire d'amour, d'amitié et de liberté, Joelle a trouvé le thème rabâché à l'extrème
JML y voit une apologie de la révolte.
Le jour où Albert Einstein s'est échapé, Joseph Bialot, Métailié








