01 juin 2009
Survivre au cauchemar
Chez cet éditeur il y a de vrais petits trésors de lectures... Et ce livre en est un parfait exemple !
Quinze ans plus tôt, leurs vies ont basculées. Raffaello a tué la femme et le fils de Silvano. Lors d’un vol de bijouterie, tout se passe mal et Raffaello a un mauvais réflexe, il tire : deux morts. Après quinze ans de prisons, une seconde condamnation lui tombe dessus : le cancer. Là, pas d’appel possible, pas de remise de peine, les médecins sont formels c’est deux ans maximum !
Profitant de la loi italienne, Raffaello va demander une remise en liberté anticipée pour raison médicale. L’ultime formalité est l’acceptation par la partie civile de cette libération.
Silvano n’a pas le cancer, mais il ne s’est jamais remis de la disparition de sa femme et de son fils, il n’est donc pas question d’accepter la proposition qu’il a reçu, de son avocat, de signer cette autorisation.
Raffaello rêve du jour de sa libération, même si ce n’est que pour deux ans, il va retrouver son complice. Il n l’a jamais balancé. Ils pourront partager le butin et il partira se faire soigner au Brésil, deux ans ! Son plan est un peu machiavélique mais plein de bon sens.
Silvano refuse la liberté puis un plan tout aussi machiavélique prend forme et il acceptera cette libération…
Plein de surprises, d’émotions et de purs sentiments, ce livre prend aux trippes. Il nous force à écouter l’horreur, l’horreur de la prison et de la maladie, l’horreur de la survie, de la reconstruction après l’impensable.
Ce roman est écrit à deux voix, une partie de ping-pong entre les deux. Cela donne le rythme au livre.
L'immense obscurité de la mort, Massimo Carlotto, Métailié







