SériaLecteur

Lecteur de roman, policier, polar, roman étranger et autres, avec un faible pour les séries

20 mars 2007

Le constat est dans le titre

9782020892445En premier lieu, il faut définir ce lieu commun qu’est une « classe moyenne ». En Angleterre, la middle class se situe juste sous la classe capitaliste et les grands propriétaires fonciers. Dans le reste de l'Europe la définition est mathématique, c’est une proportion du revenu. En France, le revenu moyen par salarié est de 1 500 € (net). Autour de ce montant on en fait partie. Mais à qui s’applique t-il ? Un couple ?  Une famille ? Ne doit-on tenir compte que des salariés?

Dans la seconde partie, c’est l’histoire de cette classe : Après la seconde guerre, les trente glorieuses ont marqué un type de développement. Tout le monde aspire à ce que ses enfants vivent mieux que soi-même. Le petit-fils de paysan et le fils d'ouvrier, grâce à leurs études accèdent à cette classe moyenne. C’est la réussite. Ils économisent  et font des placements. Après 15 ans d'économie ils deviennent propriétaires de leurs logements. Leurs fils font de brillantes études, mais ne trouve pas de travail ! Ils dépendent financièrement de leurs pères. Leurs filles, bac+5, ne trouvent que des stages non rémunérés, puis un poste, par piston... Pour acheter le même appart que leurs parents ils et elles emprunteront 30 ans!

C'est le désespoir pour ces enfants, et donc pour leurs parents. C'est l'ascenseur social qui ne monte plus : il descend... Sans parentèle proche, les enfants peuvent devenir SDF.

La  France

fait le choix de sacrifier la classe moyenne depuis 15 ans, comme l'Argentine, alors qu’elle aurait pu prendre exemple sur le modèle nordique et étendre cette classe à 80% de la population.

Lecture instructive…

Les classes moyennes à la dérive, Louis Chauvel, Seuil, 2-02-089244-8

Posté par SeriaLecteur à 20:12 - Chauvel Louis - Commentaires [9] - Rétroliens [0] - Permalien [#]


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