21 mai 2009
Beau, mais...
Ce livre est beau ! C’est sa première qualité. Il attire notre regard… enfin le mien ! Le choix de ce livre, c’ est aussi le côté Sérialecteur, car c’est le second de ce couple. Le premier : « Au pays des pierres qui parlent » m’avait enchanté. L’originalité du récit, le dépaysement et la qualité graphique des dessins, j’espérai retrouver ce même enchantement dans celui-ci.
Le récit et les dessins me forcent à penser à la série « Betty ». Un support graphique en quelque sorte.
Pourtant je suis sorti un peu déçu de ce volume. La qualité du dessin n’est pas en cause. Il est tendre et les portraits sont magnifiques. Par contre, le scénario du récit est inexistant. C’est linéaire, on se contentera d’aller d’un point à un autre ! Dans le premier volume, la recherche spirituelle se fait autour d’une montagne. Ici, le trekking passe par des pays inconnus, voir interdits, mais ce n’est pas approfondi, pas fouillé. Deux anecdotes et la marche continue...
Dommage de passer à côté d’un sujet ignoré !
Un chemin à l'orée du ciel, Olga et Arnaud de Turckheim, Actes Sud
05 mai 2007
Rien que l'image
Je n’ai pas l’habitude de lire des récits de voyage. Un
genre que je délaisse, par ignorance souvent. Au salon du Livre, mon œil a été
attiré par ce bel album, pour le récit
mais aussi par de superbes reproductions d’aquarelles. Le thème du
voyage : le Tibet.
Le texte est poussif, l’auteure hésite tout au long du livre entre sa vie, la nature qu’elle découvre, les gens, et par ailleurs un récit plus sociologique et politique.
Sa vie se résume essentiellement à la maladie de son mari, et elle en parle peu... Mais pourquoi l’évoquer alors ?
La nature et les gens, c’est quand même le but de ce voyage : faire le tour du mont Kailash.
Ce voyage est difficile à faire, car il faut passer des frontières séparant des pays ayant des relations tout justes cordiales.
Le dessin, c’est ce qui sauve ce livre. Un formidable dessin avec une colorisation fine. La beauté des vêtements et leurs couleurs vives contraste avec le peu de teintes des montagnes pierreuses. La couleur des lacs, des cieux, se reflète extraordinairement sur ces monts. Des visages, des détails d’architecture apportent à se livre une âme.
Face à cet avis mitigé, je vous conseille tout de même de le feuilleter dans une bibliothèque.
Olga et Arnaud de Turckheim, Au pays des pierres qui parlent, Actes Sud, 2-7427-6383-2







