30 novembre 2010
So Swedish, So Good
Quatrième enquête d’Ann Lindell, ce roman policier a son meurtre, son enquête, mais comme souvent chez les nordiques, ce n’est pas tout… La vie sociale et la vie affective de l’enquêtrice prennent une part importante dans le récit !

L’enquête se déroule sur fond de racisme. Une rue piétonne est saccagée de nuit. Par qui ? E dans une boutique, un corps est découvert…
Une, ou deux enquêtes ? Deux affaires se croisent, car nous suivons également deux adolescents iraniens. Ils ont vu le meurtrier, mais n’osent pas parler…
La presse demande des comptes, et le doigt est mis sur le danger de l’immigration…
Par ailleurs, l’enquêtrice essaye de concilier cette enquête sa vie privée : Elle élève un enfant seule, son père est parti, et doit elle renouer avec l’amour de sa vie !
Toutes ces pistes, toutes ces trames, se mélangent parfois, mais restent bien autonomes et claires pour le lecteur.
Encore un bon polar suédois, et une série qui a échappée à Actes Sud, hi hi !
Le cri de l'engoulevent, Kjell Eriksson, Gaïa
13 novembre 2009
Princesse à l'eau
En lisant le titre, si vous vous attendez à un conte pour enfant
vous risquez d’être déçu ! Car la belle princesse s’est ici transformée en
un adorable poisson !
La princesse du Burundi est un cichlide, c’est à dire un poisson d’aquarium ! On fait mieux pour fantasmer !
Ann Lindell ne dirige pas sa troisième enquête, car elle est en congé maternité. Elle s’ennuie. Elle va s’immiscer dans cette enquête discrètement…
Petit-John est retrouvé mort, assassiné, c’était un petit délinquant comme son frère. Mais il avait laissé tomber les affaires louches en fondant une famille
Sa passion c’est l’aquariophilie, il a transmis ce hobby à son fils. Pourquoi tuer un ex délinquant ? Quid de l’argent gagné au poker ? L’aquariophilie, est-ce une couverture ? Pourquoi a t il été licencié, un si bon ouvrier ? Sa femme ne sait-elle rien, comme son fils ?
Son frère, toujours petit délinquant a juré de le venger, lui.
Une belle enquête avec une galerie de portraits très diversifiés socialement. Beaucoup d’éléments sur la psychologie et les états d’âmes de l’enquêtrice (il est conseillé d’avoir lu les précédents). C’est comme souvent, le charme de ces polars nordiques : la découverte de personnalités et leur évolution dans le temps, avec leur tribu.
Seul bémol dans ce volume : c’est l’aquariophilie. J’émets des doutes sur ce qui est relaté sur la vie sociale des cichlidés. Quand il est dit que la princesse se regroupe et nage en groupe manœuvrant comme un seul homme… Je n’ai jamais entendu parler de cela dans un aquarium ! Au contraire, dans un lieu si petit, ces poissons sont connus pour vivre en couple défendant leur territoire et leur progéniture. La protection des petits passe par la bouche, c’est là qu’ils se cachent. (Les poissons n’ont pas le hoquet). C’est un vrai spectacle en soi : voir les photos sur le lien. Il y a longtemps, je m’occupai d’un club d’aquariophile, et je ne pense pas que la sociabilité des poissons ait évoluée en si peu de temps.
La princesse du Burundi, Kjell Eriksson, Gaïa
29 décembre 2008
Encore un suédois ! Chouette !
Pour sa seconde enquête, Ann Lindell va voir sa vie
personnelle perturber son travail.
L’enquête est simplissime ! Une femme et sa fille se font écraser par une voiture. Le mari a disparu et semble être le principal suspect ! Il est peut-être parti en république Dominicaine, car il vient d’y acheter un terrain. Est-ce pour la société pharmaceutique dont il est le cogérant ou à titre personnelle ?
Rapidement l’énigme est résolue (100-120 pages) je me demandais bien comment l’auteur allait prolonger le livre (350pages) ! Un rebondissement inattendu va relancer toute l’enquête et la rendre palpitante !
L’autre attrait de ce livre est sa vie à elle, principalement ses amours avec Edvard. Après six mois de ruptures, ils vont essayer de reprendre leur histoire. Mais le corps d’une femme peut «engendrer » beaucoup de problèmes !
Passant de sa vie intime à son enquête, ce livre comme le précédent tient le lecteur en haleine, on ne le lâche pas, on reste avec nos questions jusqu’à la fin…
Le cercueil de pierre, Kjell Eriksson, Gaïa
28 août 2007
Polar à double facette
Ce polar a pour originalité d’avoir deux protagonistes, le
meurtrier et l’inspectrice. D’un chapitre à l’autre nous passons de l’un à
l’autre.
L’histoire. Le délire obsessionnel d’un drogué sortant d’une cure, de son amour pour Eva la mère de son petit Cris. Eva est partie comme lui dans un grand voyage avec la drogue. Ni l’un ni l’autre n’en sont jamais revenu. Leur fils a été placé par les assistantes sociales. Sa haine aura pur cible les représentants de l’Etat. Il va les tuer…
L’inspectrice chargée de diriger l’équipe doit faire ses preuves et ressouder son équipe, les liens ont été détruits lors d’une précédente enquête. Mais elle doit aussi envisager sa propre vie et sa relation avec son amant.
Un bon
roman avec ces deux personnalités brillamment décrites, l’intrigue policière
est moindre car dès le début le lecteur sait qui est qui ? mais comment la
policière va découvrir le meurtrier. Et quelle folie le pousse...
La terre peut bien se fissurer, Kjell Eriksson, Gaïa, 2-84720-091-1







