28 novembre 2007
Négation
Le dessin n’est pourtant pas absolument génial, mais il est
efficace. J’ai surtout apprécié dans les coins une femme masquée représentant
l’auteure (la ressemblance avec la coccinelle de Gotlieb). Le dessin est épuré,
il y a peu de décor voire pas du tout et le dessin est minimaliste pour ne pas
faire d’ombre au contenu.
La souffrance des femmes dans la guerre est un thème moderne — je veux dire par là qu’il y a peu que l’on s’en préoccupe. Le repos du guerrier, le vainqueur violeur, ce ne sont pas là les sujets principaux du livre. Les japonais, constatant que leurs troupes subissaient de lourdes pertes (syphilis), ont mis en place des bordels. Les femmes ne pouvant être des japonaises, ils enlevèrent des coréennes, et d’autres. C’est l’horreur de la survie de ces femmes et de leur silence pendant 50 ans. La négation et le refus de la vérité par le Japon est le second thème du livre, qui découle du premier.
Il s’agit donc d’une véritable enquête d’historien.
Une expo sur le même thème (mais en Europe) a lieu actuellement à Paris.
Certains regardent la BD avec un mépris... un genre pour enfant ! je rigole.
Merci à Laurent pour cette découverte.
Femmes de réconfort, Kyung-a Jung, Au Diable Vauvert







