22 mars 2009
La définition de Pouy
Le défi est grand
d’écrire une histoire du polar ! En premier lieu il faut définir ce genre,
en quoi il se différencie du roman policier, du thriller, du whodun’it…
Mais nous avons affaire à un expert en la matière, écrivain brillant, directeur de collection, et cela depuis plusieurs dizaines d’années.
C’est donc en neuf chapitres, principe de la collection, qu’il va nous donner sa version de ce genre littéraire. C’est avec sa gouaille, sa verve, son gout de la provocation qu’il va nous donner sa vision du polar.
J’ai pris un plaisir à le lire, je n’y ai pas appris grand-chose, mais ce livre à le mérite d’exister et pour toutes les personnes qui désireraient en savoir plus sur ce genre et s’initier je crois qu’ils ont là le livre adéquat.
Ce petit éditeur fait de beaux livres... à suivre.
JeanJean a également fait un commentaire sur ce livre
Une brève histoire du Roman Noir, Jean-Bernard Pouy, L'Oeil Neuf
29 janvier 2008
Tout cela pour 5 Ploucs !
Ce Numéro 1000 s’intitule « 1280 âmes » et il est
la traduction d’un livre intitulé « pops 1275 ». Je conçois que la traduction du titre d’un livre soit un
art difficile, mais quand même…
Pouy en fin limier, a donc cherché l’explication de ce
mystère.
L’histoire de ce roman est donc celle d’un libraire atypique chargé par un client de trouver l’explication à ces cinq nouvelles âmes ! Enquête hilarante, mais sérieuse, et l’auteur nous fait partager son érudition concernant la littérature et son univers.
Un petit délice avec plein de bons mots et de citations !
« La réalité n’est qu’une hallucination provoquée par le manque d’alcool » O’Mulligan
« Je boirai du lait quand les vaches mangeront du raisin » Toulouse-Lautrec
09 novembre 2007
Poilade
Jean-Bernard Pouy est un auteur surprenant. Ces romans sont
souvent un vrai voyage dans le présent des marginaux, des minorités et des
groupuscules. C’est donc toujours une
rencontre avec une autre France.
Nus est un polar dans le monde des anarchistes, libertaires ou anarcho-syndicalistes.
Eux aussi ont leur université d’été, mais ce petit groupe de représentants cooptés par plusieurs groupes décide pour cette université de mettre toutes leurs idées à jour. De débattre démocratiquement de toutes leurs questions et solutions face à l’impérialisme. Mettre à nu le système. Quoi de plus normal dans ce contexte de se réunir dans un camp de naturiste ? Mais dès leur arrivée, le pire est à craindre.
Le pire : une fourgonnette de gendarmes bloquant l’entrée du camp. Paranoïa assuré, il faudra beaucoup de calme et de maitrise de soi à notre groupe pour passer devant ces agents du capitalisme ! En réalité, ils sont là à cause d’une agression datant de la veille, s’étant terminé par le meurtre d’une vieille femme. Les suspects sont les gitans, des voisins. Nos camarades vont en débattre et prendre position pour aider le gérant du camping, un sympathisant à la cause.
Humour à tous les niveaux, les « délires » des anarcho-syndicalistes avec leurs débats sur le débat à venir ! Sur la façon de débattre, un peu comme les Verts. Humour avec les scènes de nus, ces mêmes débats avec en face les seins d’untelle ou les roubignolles d’un autre n’ont forcément pas la même saveur, sans jamais tomber dans le mauvais goût. On est chez Pouy, tout de même.
Mais les scènes dans lesquelles les camarades discutent avec la maréchaussée vêtue ! Où celle avec un gendarme les rejoignant nu !
Cependant, quand ils apprennent que cette femme était la
fille de Durutti (le « célèbre » anarchiste) la solidarité va
les rassembler pour trouver le coupable, car derrière ce meurtre se cache une
affaire de drogue et une opération immobilière.
Du social, de l’ethno et de l’humour ! que demander de plus ?
Nus, jean-Bernad Pouy, Fayard Noir
10 janvier 2007
Un polar bluffant
Pouy : une signature dans l'univers du polar français…
Il arrive dans une petite maison d'édition avec de grandes ambitions. Rien
moins que de prendre le relais de feue
la Série Noire.
Je sais, elle n’est pas morte, son âme seulement a disparu ! Il signe ici un tout petit polar.
Je l'ai lu d'une traite : très bon roman ! Et l'on regrette seulement le format. Etoffé, cent ou deux-cent pages de plus, n'auraient pas été de trop, tant les personnages sont divers et variés.
Le petit bluff de l'alcootest, Jean-Bernard Pouy, Série Noire, 2-35306-004-8








