09 mai 2011
Ironie du désespoir
Après son premier livre, Firmin, j’attendais le second… que j’ai enfin entre les mains.
C’est en lisant ses écrits que nous allons découvrir la personnalité d’Andrew. Ces courriers, notes, essais, nous relate quatre mois de sa vie.
Il est le rédacteur d’une revue littéraire, Mouse, et il est en proie à une déroute financière.
Sa revue est un gouffre. Une question se pose au lecteur, en vend t-il ?
Ses immeubles sont des taudis, et les locataires ne payent que rarement leurs loyers.
Sa femme est partie vivre loin de lui, ses relations avec sa sœur sont conflictuelles, et sa mère est à l’hospice atteint d’Alzheimer.
Nous avons donc affaire à quelqu’un de déprimé, mais il tient le coup grâce à son rôle de rédacteur et à l’importance que cela lui donne. Malheureusement il n’y a que lui à connaître sa revue.
Le personnage est touchant, arrogant et un peu schizophrène. Tout l’art de l’auteur est de nous faire sourire. Ses courriers avec les auteurs, les journaux, son banquier, sont tous plein de naïveté, d’hypocrisie.
La seule critique à cet opus, ce sont les extraits de son propre roman, triste, style lourd, histoire sans intérêt… très sincèrement, j’ai fini le livre en sautant ces passages.
Mais cela ne change pas mon opinion sur ce livre, un bon moment d’ironie.
La complainte du paresseux, Sam Savage, Actes Sud
12 octobre 2009
Rats de bibliothèque
Voilà un roman qui m’a fait de l’œil dès sa sortie ! Je n’ai pas résisté à le mettre dans ma
PAL. Il n’y ait resté que trop longtemps…
La quatrième de couverture commence ainsi : « Autobiographie d’un grignoteur de livres… ». Je ne sais pas pourquoi, cela m’a fait penser à quelqu’un… Mais je ne vois pas qui ? (Je n’ai pas de glace devant moi !?).
Ce rat naît dans les bas-fonds, au milieu d’une portée de treize rats, et c’est le plus chétif. Paradoxalement c’est cela qui va le sauver. Comme sa mère est une ratte alcoolique, ses frères et sœurs plus costauds vont « tétiner » goulûment l’alcool présent dans le lait maternel ! Pour Firmin, il ne restera que quelques gouttes, mais sans alcool. Le nid dans lequel il naît est fait de feuilles de livres que sa mère a déchirées. C’est là qu’il va apprendre à lire. Ensuite il vivra longtemps dans une librairie, puis chez un écrivain.
C’est plein d’humour, de références livresques. Et puis, c’est aussi c’est un beau conte sur la différence.
Je ne suis pas tout à fait neutre, car j’ai toujours eu un faible pour les rats, en statues pas en « vrai ». Le mot rat évoque pour moi le rat de bibliothèque…
celui qui lit, l'ancien
lecture commune à 2
lecture commune à 3
Ecoute clandestine ou sieste ?
une intruse
Zen et littérature
Écoute discrète
Écoute attentive
Chat ch'ai pour la ch'ouris
Firmin, Sam Savage, Actes Sud
















