07 juin 2009
un peu déçu
Quatrième enquête pour le duo Rheinhardt-Libermann et c’est un plaisir de les retrouver ainsi que l’ambiance de Vienne au début du XXème siècle.
Un golem aurait-il été créé ? Cela expliquerait une série de meurtre particulièrement horrible… tête arrachée ! Un golem est un être fabriqué avec de la glaise et beaucoup de magie juive ! Nos enquêteurs cherchent une autre explication… aller savoir pourquoi ??
Mais c’est la montée de l’antisémitisme qui est la toile de fond de ce nouvel opus. Avec une succession de très courts chapitres, permettant de multiplier les actions et les intervenants. J’avoue avoir été moins séduit par cette enquête. Trop de chapitres à mon goût inutile et un manque d’humour font de cette enquête un roman que l’on lit avec plaisir mais sans la passion des précédents.
Les pièges du crépuscule, Frank Tallis, 10/18
03 mars 2008
Merci la SNCF !
Cette troisième enquête de Liebermann est aussi riche en
thèmes que les précédentes : l’espionnage, les mœurs dans les écoles
militaires et le sadisme des cadets constituent
le plat de résistance. Pour les
gourmands, il y aura des visites dans les salons de thé viennois... Pour la
psychiatrie, Freud sera là et diffusera son savoir et son humour …
L’intrigue repose sur la mort d’un jeune élève. Mort naturelle pour laquelle l’inspecteur Rheinhardt a l’intuition que sa nature n’est pas si évidente…
Ce livre a eu de la chance car les cinquante premières pages m’ont ennuyées, mais la SNCF avec ses problèmes techniques m’a imposé une attente prolongée… sans autre lecture sous la main. Bien m’en pris ! Une introduction un peu poussive donc, mais ensuite le charme de ces romans opère, et j’ai pris plaisir à suivre le cheminement de la pensée de ce chirurgien.
Les mensonges de l'esprit, Frank Tallis, 10/18
04 février 2007
Thriller Viennois
Cette deuxième enquête dans l’univers de la psychanalyse
s’ouvre par une série de crimes odieux et violents : un thriller avant
l’heure… Un « Jack l’éventreur » en touriste à Vienne !
Max va utiliser sa nouvelle science, la psychanalyse, pour devenir le premier «profiler». C’est à nouveau la montée du racisme et de l’antisémitisme qui sert de toile de fond à ce roman.
«Un juif naît sans honneur et, par conséquent, ne saurait demander réparation» p.130. «Ainsi ils ne peuvent participer à un duel !» No comment !
«Leur sexe n’a pas produit un seul grand peintre, écrivain, musicien, inventeur ou savant. D’ailleurs, le proverbe allemand nous le dit depuis longtemps : jupes longues, idées courtes» p.293. Les femmes voulaient étudier à l’Université !
Voilà qui a suscité chez moi (au moins… !!) deux réflexions. Premièrement, de nos jours, les femmes ont des mini-jupes, donc des dents longues. Deuxièmement, s’il y a un siècle les savants de l’époque pensaient cela, il y a de l’espoir pour les intégrismes d’aujourd’hui !
Les sectes et la franc-maçonnerie, la prostitution, la misère, la recherche scientifique…. La liste des thèmes est impressionnante…
Max passe son temps dans les brasseries viennoises, et là,
c’est une débauche de gâteaux. Difficile de ne pas avoir envie de tester tout les
délices qui nous sont décrits. Combien de kilos a pris l’auteur s’il a testé tout ce qu’il nous décrit ?
Comme dans le premier volume les thèmes abordés sont
nombreux. Ils donnent un rythme au livre et une profondeur historique au roman.
Pour une autre critique voir Chimère et YueYin
Du sang sur Vienne, Franck Tallis, 10/18, 2-264-04277-4
14 janvier 2007
Delicatessen
Dans cette nouvelle série chez 10/18, dans l’Autriche du début du XXe, le Grand Détective est un médecin psychiatre, Max Liebermann, son acolyte est un inspecteur Oskar Rheinhardt.
Cette première enquête reste assez classique, un meurtre dans une pièce fermée de l’intérieur, sans arme et sans balle, la victime étant une jeune et jolie medium. Dans l’irrationnel, ce meurtre s’explique très bien par une intervention d’une puissance occulte. Nos amis ne peuvent se contenter de cette solution. L’enquête s’annonce difficile ; elle va l’être.
Max, grâce à son savoir scientifique et des rencontres avec un autre professeur, Mr Freud, va aider son ami à interroger les suspects. En parallèle de sa demande en mariage à Clara, il va entretenir une relation qui va vite devenir une amitié profonde avec une patiente anglaise. Le duel interne commence, la beauté, la douceur, la futilité avec Clara, ou l’intelligence, la tendresse avec Amélia… Le doute s’installe.
On trouve aussi dans ce livre le thème de la rivalité des médecins et de leurs thérapies : Max et le professeur Gruner entrent en conflit sur les méthodes, la psychiatrie contre l’électrothérapie.
L’antisémitisme « naturel » de la mitteleuropa en ce début de siècle est aussi un thème abordé par ce passionnant roman.
Un livre riche, abordant de nombreux sujets, comportant un grand nombre de personnages. Très plaisant et lire et absolument pas pédant.
Chimère a également lu ce livre.
La justice de l'inconscient, Franck Tallis, 10/18, 2-264-04276-7








