31 octobre 2008
La photo en question
Ce court roman policier n’a de policier que le nom pour les
amateurs de violence, de meurtres sadiques et sanguinolents…
C’est la seconde enquête de Marion Spicer. La première était plus palpitante ! Celle-ci est rythmée comme une berceuse. Une photo, d’un photographe inconnu est volée, sa côte monte et d’autres de ses photos sont ensuite vendues à des prix astronomiques.
Le vol serait-il un coup monté ? Mais derrière cette enquête simplissime, Marion va rechercher l’origine de ces photos…
Voilà tout l’intérêt de cet opus : la recherche sur le net de cette photo et de l’œuvre de ce pionnier.
A noter qu’en couverture, l’éditeur n’a même pas mis la photo dont il est question dans le livre ??? Problème de droit ou pudibonderie ???
La mouche d'Alexandrie, Anne-Laure Thiéblemont, Liana Levi
28 octobre 2008
Nouvelle belle série
Une nouvelle série chez 10/18 qui se situe en France au XIXème
siècle. J’ai hésité… avant de céder…
L’histoire est bien ficelée et les personnages secondaires sont forts en caractères. Ils sont importants pour l’intrigue et apportent des tonalités différentes. Louis Denfert est un jeune reporter au Petit Eclaireur. Ce Tintin avant l’heure est d’emblée très sympathique et moins prude que l’original…
Une femme est découverte, découpée en morceaux dans un compartiment de train ! Cet acte scandaleux va être récupéré par la presse, et c’est pour mener une contre-enquête que Louis va être mandaté par son journal. Il réussira à devancer la police.
L’enquête l’entraine en Angleterre, puis à Dieppe.
L’histoire de la photographie est la toile de fond de cette enquête, avec les inventeurs de nouveaux procédés, méthodes… Le vol des inventions était alors chose courante afin d’obtenir les droits.
C’est agréable à lire, bien mené, la vie des inventeurs n’est malheureusement pas assez développée.
Au-delà, ma principale critique provient du manque d’originalité : Victor Legris (Izner) est enquêteur libraire… Clémence de Rosmadec (Josso) a l’originalité d’être une femme ! donc encore une enquête en France à la fin du XIX et début du XX !
Attention à ne pas abuser du filon !
Le miroir des ombres, Brigitte Aubert, 10/18
26 octobre 2008
Ah la religion !
Paasilinna a le don de nous transporter dans son univers fait
de nature et de personnages, tous plus loufoques les uns que les autres !
Ce nouveau roman est dans la pure tradition... On rentre dans cet univers ou
pas et donc, si vous n’avez pas aimé les
précédents … tant pis pour vous ! Mais si comme moi, vous appréciez ses délires vous ne serez pas
déçu !
Un vieil homme au moment de passer outre tombe, décide de créer une église ! Quelle surprise pour quelqu’un qui a toujours été d’un anticléricalisme avéré, proche du PC ! Mais son petit fils va se sentir investi d’une mission et consacrerera sa vie à cette tâche.
Le roman se déroule sur plus d’un siècle. De la construction écologiste de cette église à la fondation du village des constructeurs, de la ferme pour les nourrir, aux problèmes administratifs, sans oublier le scandale avec l’épiscopat !
La recherche de fonds, la guerre nucléaire, l’après… c’est donc une histoire pittoresque de notre civilisation que Paasilinna nous livre. Sa vision, où seule l’écologie peut nous sauver va à l’encontre du scientisme si présent encore de nos jours...
Plaisant, amusant, et si vrai !
Le cantique de l'apocalypse joyeuse, Arto Paasilinna, Denoël
23 octobre 2008
Abandon !
Malgré l’enthousiasme général pour ce livre, je n’ai pas accroché ! La lenteur du récit, un manque de personnalité de l’héroïne… seul le plan SF m’a attiré avec toutes ces nouvelles technologies mises en place. Mais en n’y regardant de plus près, rien de très palpitant…
J’ai tenu 150 pages, jusqu’au début de la seconde partie. Ces 150 pages auraient pu être agréablement condensés en 30 !
Partant de ce principe, les 5 tomes de cette série me semblent être une lecture inutile !
Mais rassurez-vous j’ai des réserves dans ma PAL…
Uglies, Scott Westerfeld, Pocket
20 octobre 2008
Ce livre n'est pas...
Ce livre n’est pas un
chef d’œuvre littéraire… le style n’est pas académique, c’est le moins que l’on
puisse dire ! Parfois c’est même plus proche du SMS !
Ce livre n’est pas un polar. Il y a pourtant un meurtre et une enquête, avec une recherche du coupable et toute une série de présumés coupables.
Pas un polar, mal écrit ! Mais que diable suis-je aller faire à lire ce livre ?? Demander le donc à Finette et Papillon !
L’histoire : Au bout d’une ligne de RER, (pour les provinciaux c’est l’endroit ou le béton est plus rare que la terre ! l’horreur quoi) le patron du bar est retrouvé mort. Ce sont donc tous les habitués qui vont être interrogés !
La galerie de portraits commence ! Dans ces rades de banlieue ils sont souvent pathétiques et haut en couleur ! Ils ont tous des raisons de tuer ce salaud de cafetier, raciste, pervers …
Ils ont tous droit à leur chapitre. C’est la raison du manque de style de ce livre, l’auteure ayant donné à chacun le sien et respectée son langage ! La beauté de ce livre est là ! Dans cette diversité et cette approche de la langue parlée et retranscrite.
Ce n’est donc pas un polar pas un roman mais une étude sociologique des bas fonds de notre société ! J’ai eu l’impression de lire « Les hauts murs » d’Auguste le Breton, ce qui pour moi est un compliment.
Les gens du Balto, Faïza Guène, Hachette
17 octobre 2008
Merci Nanne
Je dois la découverte de ce petit chef d’œuvre à Nanne.
Merci !
J’ai toujours été attiré par cette ville…pourquoi ? Son printemps, l’Est, la slavitude, Kundera… un peu de tout cela probablement…
Quand j’ai lu le commentaire enthousiaste de Nanne, j’ai immédiatement su qu’il me fallait ce livre ! Ma Souris me voyant avec un nouveau livre dans les mains a commencé à esquisser un de ses sourires plein de malice, teinté de reproche (à peine) et d’ amusement (beaucoup… ouille la PAL)! Mais en lisant le nom de l’auteure, elle a été intéressé par le livre ! (j’ai réussi à le lire avant elle, je suis fier de cet exploit), Na !
La Pleurante est une image servant de fil conducteur afin que l’auteure nous raconte sa vision de Prague et son Histoire. D’un court chapitre à l’autre, elle nous expose le passé de Prague et son architecture.
C’est très beau car l’auteure a un style d’écriture limpide et sophistiqué à la fois. Ses phrases nous transportent dans un monde qui nous est propre tout en nous rapprochant du sien, à tel point qu’il est parfois difficile de rester dans le texte et de ne pas partir dans nos pensées.
130 pages de pur bonheur !
La pleurante des rues de Prague, Sylvie Germain, Folio
14 octobre 2008
Pôvre Homme !
Ce court roman nous relate un épisode de la vie d’une « pauvre
fille ». Quand l’histoire commence elle est la maîtresse d’un homme marié.
Iil vient une à deux fois par semaine la sauter. C’est souvent assez violent.
Elle y voit de l’amour, il semble que lui n’y voit qu’un coup à tirer !
Cette situation dure depuis un certain temps. Elle s’éloigne de sa famille, de ses amies. Son travail aussi se dégrade en raison du monsieur !
Mais le pire intervient quand elle comprend qu’il en aime une autre… elle n’est plus LA Maîtresse, mais une fille comme une autre...
L’idée de la vengeance nait. Mais il est très séduisant, beau parleur… puis il la trompe de nouveau… et ne quitte toujours pas sa femme.
Reste… la vengeance !
Un court roman, donc, qui nous raconte crûment une moche histoire d’amour ! C’est malgré cela un beau texte, percutant, bien écrit.
Yspaddaden a adoré, Hélène aussi, Amanda l’a trouvé trop trash, mais pas Laurence.
A table !, Tiffany Tavernier, Seuil
10 octobre 2008
Le juge Ti et l'inspecteur Shen !
Ce roman est double. C’est là tout son intérêt, et c’est réussi.
La première affaire relate la découverte d’un manuscrit par un archéologue. Il va le faire traduire mais ce qui est mis à jour n’est pas politiquement correct, car des légendes régionales sont remises en cause ! Le parti, par l’intermédiaire de la hiérarchie universitaire, va essayer de récupérer cette découverte et d’en modifier son contenu … Cette lutte interne au sein du microcosme universitaire constitue la première intrigue.
La seconde affaire, c’est le récit de la légende, de son histoire telle qu’elle est racontée sur le manuscrit retrouvé. C’est une belle histoire d’amour très traditionnelle, la belle princesse qui tombe amoureuse d’un cuisinier ! Ah l’amour impossible !
Erudition, dans la première affaire, c’est l’inspecteur Chen. Et dans la seconde, c’est le Juge Ti ! L’ensemble est très plaisant à lire.
Vous hésitez encore… alors pour attiser votre gourmandise, relisez le titre et vous aurez les papilles gustatives qui s’éveilleront. Certains commentaires sur le goût et les saveurs sont particulièrement savoureuses.
L'affaire du cuisinier chinois, Pascal Vatinel, Editions du Rouergue
08 octobre 2008
Sauve qui peut
J’ai l’impression d’avoir toujours vu les livres d’Elizabeth Peters sur les rayons de librairies, mais jamais pourtant, je
n’avais été attiré ni par les titres, ni
par les couvertures.
Alors en voyant ce titre et la première enquête de Vicky Bliss, je me suis laissé rattraper par mon amour des séries (autant les commencer par le début). Avec un auteur prolixe comme elle, vaut mieux suivre dès le départ…
Vicky Bliss est une jeune femme très intelligente, bardée de diplômes universitaires. Elle travaille dans un musée de Munich. Elle est très grande et un peu complexée par sa taille ! Autant qu’elle l’est par ses formes qui font que les hommes sont plus sensibles à sa beauté extérieure qu’à elle ! Poor little girl ! En clair au bout de 100 pages, j’ai l’impression d’avoir une tête à claque comme héroïne !
Je ne vous parle pas de la traduction ou du texte original qui manque de spontanéité. Les scènes sont souvent amusantes grâce à leur bêtise et invraisemblance réunies!
Malheureusement pour moi, j’ai préféré arrêté après 100 pages ce livre, mes zygomatiques dédiés à l’humour vache risquaient le claquage !
Conclusion, je ne vous recommande même pas ce livre comme lecture de détente !
L'énigme des cinq lunes, Elizabeth Peters, City Editions
05 octobre 2008
L'Histoire d'une affaire policière
C’est Joëlle qui a éveillé mon intérêt pour ce livre.
Merci pour ce merveilleux conseil, un livre inclassable comme je les aime, ni
polar, ni roman, ni livre d’histoire ou de sociologie ! Le tout en
un !
L’histoire est sordide ! Mais ce n’est pas le sujet de ce livre... Un enfant disparait. Il est le fils d’une bonne famille bourgeoise de l’Angleterre du XIXème siècle. La famille vit dans un manoir, et l’enfant a disparu, fugué peut-être ! Malheureusement non et très rapidement le corps va être retrouvé ! Seul quelqu’un de la famille, ou un employé peut avoir commis l’impardonnable.
C’est là que ce livre prend son envol. Premier coup d’aile : la maison. La domesticité est étudiée ; la famille aussi. Et quand j’écris « étudiée », je pèse mes mots... L’auteur nous fait part de toutes ses recherches sur cette affaire, de toutes les revues qu’elle a lues, de tous les livres et comptes rendus consultés.
Second coup d’aile : l’enquêteur. elle a donc recherché ce qu’était un enquêteur à l’époque, leur statut, leur recrutement.
Troisième coup d’aile : la résolution du meurtre, avec à nouveau une étude sur les journaux d’époque.
Par soucis d’équilibre, un quatrième coup d’aile pour nous relater le devenir de cette famille après ce drame. Survivre… une fratrie peut-elle le faire après un tel drame ?
Ce n’est donc pas un simple roman que ce livre, c’est une véritable étude socio-policière que ce livre.
C’est une grande réussite, car sa lecture est agréable. Jamais je n’ai jamais ressenti l’ennui si fréquent dans les essais.
Si vous aimez les romans du XIXème en Angleterre (policiers ou non), je ne saurai que vous conseiller ce livre. Par son savoir, nous en apprenons beaucoup sur la vie à cette époque !
J'ai vu Anna Blume faire un commentaire également positif, si j'en oublie certains merci de me le dire...
L'affaire de road hill house, Kate Summerscale, Christien Bourgois






